dimanche 31 janvier 2010

Si Sec Sein de Sœur

Encore eût il fallu que son phallus l’eût su. Mais non, celui-ci, sournois pénis seulement soucieux de sa survie perverse faisait sa sourde oreille, et bien qu’ils eussent fait un duo susceptible de surprendre la masse suspendue au sourire de salaud du serviteur du service public, secrètement soumise aux sévices sadiques des séducteurs au double cerveau sphérique situé sous le scrotum, ils souffraient sans cesse d’excès de fitness ou de paresse.

Pourquoi est-ce que ça pue ? Ça empeste la pourriture populaire. Pas un parti potable, tous plus pervers qu’une pute professionnelle depuis perpette. Est-ce possible ? Poubelle élue par le public. Poutrelle de fric perdue à pic. Pubis pendu en punition. A peine pensable et pourtant. Ça pue encore plus. Pensées problématiques, panique en piquenique, putréfaction passive, perché en position perfide pour prendre tout ce qui passe. C’est parfait. La perfection peaufinée par les pires papis aux impératifs précieux. Précieux pour eux, pas pour le peuple. Pauvres et paix sont sans importance. Pouvoir et pognon passent en premier. Putain, y a plus qu’à prier ou partir ? Plus qu’à trier et périr ? Je comprends pourquoi nos Pères pleurent. Ils ont compris qu’on avait plus peur.

Il boudait son petit beurre. Bavant sur son bavoir, il faisait des bulles. C’était beau. Tout bête bien sur, mais alors bêtement beau. Après le biberon, ce fut le bain puis le berceau. Baigné dans cette beauté bucolique le bambin baissa les abat-jours. Le bien-être. Tout bonnement. Qu’il fut bon d’être bébé. Banalités, béatitude et
Bisounours. Bienvenue là-bas, loin du bordel.

30/01/10

samedi 30 janvier 2010

Un Jour Dingue, Jure !

Lever pas très tardif,
Paupières lourdes le tarif,
Avec désagrément olfactif,
Est-ce réel ou factice ?
Pilule rouge et matrice,
La fatigue m’attriste.

Le bras dans le plastic,
Sous la douche je m’astique,
Mastique rapidement un chewing-gum,
C’est chouette d’être un sous-homme,
Il faudrait que je m’abonne,
A une péruvienne bonne.

Repas tranquille dans ma civette,
Un demi de rouge pour ici, Yvette !
Civet, ciboulette, ensuite j’y vais,
Cagoule, écharpe contre givre et hiver,
Mistral mythique souffle contre ces vers,
Fin d’après-midi, souffre sévère.

Réunion musicale en fin de soirée,
Soit Do, Ré, peau brune adorée,
Soit Fa, Sol, soul pas facile,
Soit La, Si, assis mais jamais lassé,
Les bâillements passés,
Assistance auto cassée,
Bonsoir, belle black baissée,
Cambrure et cuisses qui claquent,
Dansons sans détour,
Embrassades embrasées,
Farandole farouche et fabuleuse,
Grâce sans grand geste grisé,
Humeur hypnotique,
Instant infiniment idéalisé,
Jour de joie des jeux jolis pics,
Kâma-Sûtra kinésique,
Lost latin,
Mélange mémoriel, méninges menacées,
Nuit noire nuancée,
Obscurité offensée,
Perte de pouvoir, poursuite de pensées,
Questions. Qui, quoi, qu’est-ce ?
Retour raide et rincé,
Secours sous substances sensées,
Trajet théoriquement tracé,
Usage uval ultime, us ubuesques usés,
Voiture vissée, virages ventées,
Week-end warning,
Zizanie dans la zone.

29/01/10

vendredi 29 janvier 2010

Et Pour tant Aile Tour nez

Elle était belle, droite, sentait bon le bleuet,
Et pourtant, elle tournait,
Elle était petite, aux grands yeux, avec de jolies tâches de rousseur,
Et pourtant, elle volait,
Elle était gracieuse, blanche et douce tel le marbre, avec de longs cheveux noir comme l’espace,
Et pourtant, elle migrait,
Agile à la voix perçante, à la fois pensante et amusante,
Et pourtant, elle nageait,
Plus belle que toutes, désirée par tous, sauvage de partout, sauve l’âge par atouts,
Et pourtant, elle luttait,
Astre luminescent, incandescent et unique dans la nuit astronomique,
Et pourtant, elle tournait,
Courbes enflammées, elle éclairait les jours sans nuage de son sourire embrasé,
Et pourtant, elle pleurait,
Aveuglé par le sol fertile de l’amour, elle cultivait la joie,
Et pourtant, elle creusait,
Son souffle caressait les feuilles des arbres, gonflait les voiles du désir, faisait tourner la tête des coqs,
Et pourtant, elle hurlait,
Plus présente que la réalité, plus solide qu’un atome, plus explosive qu’un baiser, plus suave qu’une âme, plus envoutante qu’une sirène, plus unique qu’une, plus multiple que deux, plus que juste, juste plus,
Et pourtant, elle partit,
Et pourtant, hell party,
Et pour toujours, elle ne revint pas,
Et pourtant, elle rêvait.

28/01/10

jeudi 28 janvier 2010

Mots tôt, Maux tard

Oh ma moto ! Ma moto me maintenait mieux,
Ma meule merveilleuse faisait le monde mien,
Motivé, sans motif, je mire ce qui m’entoure,
Milite pour la main dans la main sans mauvais tour,
Mélange-moi ça mon pote,
Dans ma tête c’est le melting pot,
Mais maintenant j’ai la main morte,
Je maintiens le moral dans la myrte,
C’est moyen, mais il y a plus malheureux,
Je suis juste mélancolique, Magnin d’un Malraux,
Magnifique monotonie de l’immobile,
Si je commets un meurtre ce sera mon mobile,
Ma majestueuse contre un automobiliste débile,
C’est moi à la maison pendant des mois,
Mais demain va se montrer moins merdique,
Je serais à nouveau maître de mes mouvements,
Émouvant à imaginer mais mou comme la ligne Maginot,
Marre de mendier, marre de mes songes, mauvais mensonges,
Minables messages, mirages de massages, marécages pas marrants,
Mais se morfondre mène où les humains mettent leurs amarres morbides,
Je matte ma montre qui me dit que maintenant ce n’est pas le moment du marasme,
Ni de la morsure du macaque, le murmure de la morosité émergeant de ma motricité,
Ma moto fût mon moteur, maintenant les mots heurtent,
Des maux tôt, fuite en tort, mais demain à nouveau motard… si tard…

27/01/10

mercredi 27 janvier 2010

L’Abandon qui a Bon dos

Le temps,
Prenons le temps,
Et tant pis pour les pertes,
Nous prenons le temps de prendre un thé,
Un thé d’antan qui détend chaque muscle du corps,
Un thé d’autant meilleur qu’il tend à la liberté de son récolteur,
Oh oui, nous savourons ce temps, ce moment, cet instant sans attente,
Au bord de nos tentes, nous contemplons l’hiver partant vers un autre hémisphère,
Là-bas en bas, où il fait chaud mais pas encore pour bien longtemps mon pauvre habitant,
Ne t’habitue pas trop au soleil des tropiques, j’observe une longue pluie qui implacablement rapplique,
Bientôt tu entendras les plics, plics des gouttes d’eau tombant sans retenue sur ton sol sec,
Fin du solstice, fin des pastèques, passe ton tour et oublie la chaleur lumineuse,
Elle t’a comblé la menteuse mais à présent seul le minable marche en horde,
D’un pas certain, ici il desserre son emprise mais pour mieux te mordre,
Il te reste du temps pour sortir une corde, que ce cou tendu se torde,
Et d’ailleurs le mieux est derrière et le pire devant, je te l’accorde,
Mais la vie, comme la dalle, s’écoulent en sinusoïdale,
Un jour génial, tu as tout, et un autre que dalle,
Un jour tu es propre et le reste tu es sale,
Alors soyons plus calmes et plus sages
Prenons le temps d’une page,
Juste une page sans rage,
Une nage sur une page,
Une page sans cage,
Sans saccage,
Sac d’âges,
Le temps.

26/01/10

mardi 26 janvier 2010

L'Os t'as le pis

Ça respirait la bonne humeur dans cet hosto,
Du genre bonnes vibrations qui te réparent l’os tôt,
Ou tard, avec rien d’autre que des rires, une plaque de métal et six clous,
La chaleur humaine se mêlait à la chaleur charbonneuse, l’opposé d’un igloo,
Les bavardages de vieux cons et de vieilles frustrées tombaient mollement sur le carrelage,
Car l’âge use la conversation de bas étages comme le côcher use les canassons de son attelage.

Des petites étudiantes, tout de blanc vêtues, s’agitaient dans tous les sens,
M’asticotaient tous les sens, j’eus le cœur vide, là, je fis le plein d’essence,
Mesdemoiselles, j’ai mal au poignet, pourriez-vous me noter votre téléphone ?
Donnez leurs toutes un bouquet de fleurs et je ferais le plus grand mariage francophone,
Et j’y allais franco, je suis fou de vous, et de vous, et de vous,
Des coquines debout me nettoyaient à la Bétadine de bout en bout,
Mais pas les bons bouts, pas le bambou, des bouts de bras et bon débarras.

Dans cet endroit, le roi du harem s’appelle professeur,
Mais rien à voir avec ces défilés de fesses, monsieur n’est pas un pro fesseur,
C’est un sage, faiseur de miracles grâce à un gros sac d’optimisme,
Lorsqu’il dit : « génial, superbe, très bien ! » je minimise ce prisme,
A la signification et aux conséquences immenses, que ces simples mots déclenchent,
Aurais-je droit aux clés de la moto ou bien vais-je me faire remodeler la hanche ?

Je roulerais en limo, râles,
Je jouerais l’immoral,
Jamais plus immobile,
J’aime la pluie, immonde bile,
Jour de résurrection,
Pour sûr l’érection,
Sourde réaction…

25/01/10

lundi 25 janvier 2010

Les Chèques Aiment AT

Elle le répétait tant de fois qu’il était devenu impossible de compter,
« Ne t’éprends pas d’elle, elle est sauvage, impassible et éhontée. »
Mais mon cœur avait cessé de battre depuis si longtemps,
Que je ne pus réfuter les sentiments de cet amour montant.

Mon temps libre lui fut entièrement offert,
Prisonnier de sa beauté, elle m’a mise aux fers,
Et depuis j’ai souffert, aveugle comme Homère,
Au nom du supplice, du repaire, du malsain, amère.

Et merde.
C’est ce molestage cardiaque qui fatiguait ma tolérance communautaire,
Comme une autre aire de métissage émotionnel où il valait mieux se taire.
Aime air de…
Je me rappelle de la préhistoire de mes sentiments,
Sauvage, saine, simple, sans lendemain et sans piment,
J’étais heureux dans la guerre du peu,
Demi un, l’ode hissée de l’s passe,
Incomplet, à cet époque un con plaît,
Puis soudain, lassé de la chasse, j’ai pensé à cultiver le fruit des fondus,

Fascinant de facilité, j’ai foncé sans réfléchir mais sans effort tout était foutu,
Une météorite s’est finalement écrasée au milieu de mes cultures,
Et on ne se remet jamais vraiment d’un tel coup dur,
Parce que la vie ce n’est pas de la couture,
Quand le fil casse, passe ton tour,
Ou sinon c’est la torture,
Car le tort tue,
Aussi surement que le lapin perd face à la tortue.

Mon esprit tortueux s’est pris les pieds dans la moquette,
Il tourna, tituba, trébucha et tomba lourdement sur la maquette,
De mon destin, celui que je dessinais, pensant que c’était moi qui décidait,
Puis l’indécis naît, nouveau film au cinéma, si t’aimeras reste une énigme,
Mais quoi qu’il advienne, l’ennui est toujours là mais endormi,
Toujours las hormis, lorsque sur une bobine j’ouïe : « Adore me ».
J’obéis, aube et crépuscule,
Aujourd’hui j’oublie l’ode et crée des pustules,
Postulat posthume aux belles apparences,
Posture sur le postérieur, moisissures sous mes pas rances,
Présence de l’absence, décadence de l’arborescence, le feu à l’arbre plein d’essence, arbitrage des sens, moral en descente, moralité indécente, mort alitée indécise, mots d’une réalité imprécise, la pression me perse les tympans, trop profond depuis trop longtemps, j’attends de m’éloigner, noyé, dénoyauté, à la recherche désespérée d’une loyauté démaillotée.

24/01/10

dimanche 24 janvier 2010

The Goat’s Goal

I was just ending the long and detailed explanation of my problem:
"... and so I said to her :
- There is no “like” in my vocabulary,
Can I be your Bill and you my Hilary?"

The shrink thought my story was hilarious,
He said to me: “Sir, you are as serious as ridiculous!
- Excuse me? I pay you a high price to cry.” I reply,
- Not at all, I’m the guy who will reveal your biggest lie.
- I don’t lie, I just die…
- So what do you complain about? I have no life for sell.
- I’m not in heaven but in hell and she’s an angel, si belle.
- So you can’t reach her?
- Only if I was richer…
- More money to touch the sky? Wouldn’t you have to sell your soul?
- Sans un sou je me saoule dans le souci.
- Sorry, I’m not French, can’t you see?
- Si, si, I can see you don’t get the pain I feel.
- The problem seems that you are anglophile.
- No, I love her but can’t live under this giant grey cloud.
- Go and tell her that, yell it, shout it, say it loud.
- She won’t listen cause she likes me but loves her country.
- One, two, three, take the apple in the green tree.
- What the …?
- Watson.
- Fuck doc, look at the clock, you can’t mock, I’m not a rock but in shock…
- I would like to help you, so I will tell you a story. Listen. Don’t say a word. Wait until the end. And then I will let you think about the moral of this story for five minutes. When you will be sure and ready, you will tell me what is on your mind.
Are you okay with this?
- If it can help finally after all your nonsense, I’m okay. I will shut up, think, judge and tell you my dark thoughts.

The doctor looked deeply inside my eyes and started his story:
“Once upon a time was a bee named Sugar. She lived in the woods with all her family and friends. Life was easy. She didn’t have to work. She could spend the whole day outside, discovering new flowers, colors, shapes, odors and feelings incredibly delightful. She loved the nature so much that the nature gave her a beauty impossible to reproduce or describe. Our soul was made out of a rough diamond containing a tiny fragment of all the stars in the universe. No need to say everybody loved her.
One day, her dad told her she was old enough now and had to go and visit the wise bee of the clan. Her house was far far away in the woods, on the other side of the black lake and it was quiet dangerous to go there but what doesn’t kill you make you a better bee so Sugar was pleased to go and see the famous wise bee.
The road was quiet and Sugar started to think that it was all a big thing for nothing and she wouldn’t learn that much from this little fly.
That’s the moment Fudge the goat chose to reveal herself to the bee:
- Hello, holla, ollala, what a beautiful little creature this is.
- Hum, hello, I’m Sugar.
- Oh sweet sweet little thing. Isn’t that gorgeous. I’m Fudge. I live around, eating grass all day long, having fun and relaxing mainly. Do you want to come and see my house? It’s right here.
- Hum, okay, but quickly because I have important revelations to hear from the Wisebee.
- Don’t worry, it won’t take long and I’m sure you’ll find something interesting in my mess!

Sugar and Fudge flee and walked during a long long time. The landscape was getting more and more pretty every step. The smells were unbelievable, the colors brighter than anything the bee has ever seen. The weird couple started slowly to like each other. The path was long but refreshing. The atmosphere became so warm and peaceful. The little bee had never felt anything like this before. She wanted to spend more time with Fudge. She forgot the Wisebee and stayed with her new friend for a while.
Life was easy. They were happy.

Unfortunately the weather started to change. The sun disappeared. Black clouds arrived. The wind became violent. The couple had to get inside a safe place. They went inside a big strong tree where they felt in security.

Days passed in laugh. Days passed in cough.
The little bee was missing her friends, family and treats. The goat was starving.

Days passed in silence. Days passed in sufferance.
Then Fudge said: “I’m starving.”
“There are some mushrooms at the bottom of the tree. Maybe you can eat them.” Answer Sugar weakly.
The goat started to eat slowly. The energy was coming back inside her body but the taste wasn’t there. It was good to eat but without any taste it seemed nearly useless. So Fudge became bitter. Life had lost her taste. Even the bee seemed grey with grey stripes.
Sugar wanted to eat as well but she couldn’t digest the mushrooms so she just kept quiet thinking her friend at least was happy for both of them.

Days copied each other. Day after day, mushroom after mushroom.
A little voice appeared in Fudge brain. At the beginning she couldn’t hear a word but the voice continued talking and the words became clearer:
“Just a little piece of sugar. For the taste. A little piece of sugar. Come on. Take a bit.”
And the voice continued until the poor goat looked at her friend and saw a wonderful bright star lighting the inside of the tree. The heat came back in the goat’s body. Hope embraced her soul. Her hand reached the bee and squeezed it.
Sugar was surprised at first. She thought her friend was losing her mind or just hated her too much. So she let herself be squeezed. A drop of her blood came out and fell on a mushroom.
Fudge picked it, brought it between her lips and sucked it. Tears grew under her eyes. She had never taste such a good food in all her life. She felt touch by some kind of higher animal, master of the universe. Life had been given to her for this moment. Her purpose was to eat Sugar. Nothing else mattered. She squeezed Sugar.
Mushroom.
Mouth.
Sugar.
Mushroom.
Mouth.
Sugar.
“Sugar. Sugar. Oh Sugar ! I killed you… I killed you…” shouted the goat completely hysterical.

After that, Fudge never came out of the tree. The legend says that she’s still alive because of the energy of the bee and continues eating the mushrooms at the bottom of her existence growing thanks to the flow of tears she can’t stop.

That’s it. The story is finished; you have five minutes to explore both your dark and your bright side. Go deep inside yourself. Open this door closed since too long. Look inside. Look. Look.”

The eyes of the shrink were so heavy. I wanted to sleep. Just a quick power nap. Here, on the sofa. Right now. Sleep. A goat, a sheep. A plane, a ship. Not rich but cheap. Trick or chips? Rose or shit? Two or cheat? Me and she?
Oh sweet, sweet sugar. I squeezed, squished so hard. The doc is right… I killed you… and now I will live forever in the darkness, eating the mold of my wet existence.

The strong voice took me out my dreams and said:
“The five minutes are gone. So, Sir? Tell me what you understood.
- She’s dead and I will stay alone where I stood.
- You are too extreme. Humans are not wood.
- I’m the tree of guilt, the shame of my hood.
- You got it wrong. You follow your sad mood.
- I wish I could be sent on the dark side of the moon.
- You choose to be in a drama instead of a cartoon.
- Don’t worry; I won’t bother you anymore, soon.
- Wake up; you’ve been hit by a feeling, not a tycoon.
- My tears are flowing since so long, they made a lagoon.
- Too much time in bars and sordid saloons.
- I should be behind bars like a baboon.
- Like a raccoon, I reckon!
- Il déconne ? You’re a fucking comic. Come on stand up. Make your show. Make me laugh. Make me live. Make me leave…”

At this moment his story came back in my mind but from a different angle. I thought about my life. About other’s life, other’s woods. About History, geography, physics, metaphysics, cat’s paradox, Pavlov’s dog, gorillas in the mist, guerillas in the south, glory to the soul, glowy like the sun, loved like a son. Then I thought about my problems. My love. My goat…
And I laughed. I laughed like I did a long long time ago when I was happy.
Life was easy.

I stood up, congratulate the doc, squeezed his hand, open the window and flew away.

23/01/10

samedi 23 janvier 2010

Mec eunuque Kant hic

Chaque femme, je l’aime ou je la tolère,
Il n’y a pas de like dans mon vocabulaire,
Seulement du love qui plane dans l’air,
Je suis amour, je ne suis rien ou colère.

Hier je n’étais rien et tout allait bien,
Maintenant je suis tien, tu me tiens,
Tu me tues mais c’est moi qui l’ai voulu,
Un grain de café romantique sur tu moulus.

Pour ça tu m’as eu, mais tu n’as que la beauté d’une statue,
Et non pas son immobilité, alors mon charme t’attire,
Plus tu t’éloignes et plus je tire,
Prise dans les filets de l’océan de mes yeux mais qu’as-tu ?

Je t’aime, contredis moi pour que ça dure,
Quand j’écris je t’aime, efface le d’une rature,
Laisse ton cœur dans ce coffre fort,
Si je l’ouvre, je le revendrais à tort.

Débats-toi, rabaisse-moi ou je me débarrasserais de toi,
Je suis cette grande maison pleine de photos de toi, tu es mon toit,
Tu me tiens chaud dans les draps de mon sommeil,
Mais si tu m’appartenais tu me cacherais le soleil.

Je suis un chat enfermé dans sa boîte, en plein paradoxe,
Tu es mon atome et je réagis à ton état anti orthodoxe,
Quand tu me fuis, je vis,
Quand tu m’aimes, je meurs.

22/01/10

vendredi 22 janvier 2010

Et Pis hier T’emballe

Holala ! Comme c’est beau !
La propagation de la lumière réfléchie par cette boule de petits carreaux de verre rouges verts brillants à l’intérieur de cette pièce. Mon salon. C’est bien chez moi. Je reconnais ces bibliothèques dégarnies montant la garde autour de la cheminée comme deux soldats devant le Buckingham Palace mais sans ce côté humoristique impassible. Je reconnais aussi le miroir posé dédaigneusement sur la cheminée pour refléter mon âme en proie aux flammes. Et la cheminée plus vieille que n’importe quel être vivant qui me fait face et m’interroge. Quelles sont les conséquences de mes actes non accomplis ?

Les jolis points lumineux de la boule à facettes se déplacent si lentement qu’il faut les observer avec une attention intense sans jamais cligner un œil. Ce calme infini et pourtant en activité se heurte à l’énergie surdéveloppée qui à chaque instant provoque une explosion à l’intérieur de mon corps malsain. Les idées se pressent dans ma tête. Jus d’orange mentale fait maison. C’est bien mon salon. Suis-je vautré dans le long canapé ou debout au milieu de la pièce à me ronger les dents ? En tout cas je suis seul. Voilà qui devrait m’apaiser ou du moins ne pas me stresser pour un potentiel débordement comportemental. Je n’ai rien à craindre. La voix de James Brown remplie l’atmosphère. Il n’y a qu’elle. Et cette sonnerie de porte que j’ai été ouvrir dans l’avenir. Une sonnerie de porte. Un doigt qui s’écrase sur le petit bouton brillant comme un phare dans la rue déserte. L’infime courant électrique né il y a peu à quelques milliers de kilomètres d’ici lorsqu’un atome s’est brisé comme mon cœur. L’énergie produite est immense. La douleur n’a pas de fin. Le courant remonte à toute allure les étages obscurs. Il arrive devant ma porte. Monte encore un peu jusqu’à la cloche métallique. Le petit bras d’acier se réveille brusquement et tape de toutes ses forces contre la demi-sphère. Un son strident en émane. Il court sur les molécules d’oxygène dans toutes les directions. Les cils de mes tympans se mettent à frémir. L’information se transforme d’un moyen de locomotion à l’autre. De nouveau l’électricité se répand dans une minuscule partie de mon cerveau. Les connexions neuronales se tissent de toute part. Une toile d’araignée machiavélique se forme à mon insu. Mes jambes entrent en mouvement puis s’arrêtent devant la porte. Ma main plane jusqu’à l’interrupteur et le caresse longuement. Elle ne le quitte que pour se rendre jusqu’à la poignée. Etreinte et rotation du poignet. Le monde s’ouvre et déborde sur ma vie. Suis-je assis dans le gros fauteuil de cuir froid ? Je danse. Je suis seul et serein. Les petits pois de lumière serpentent lentement sur les mûrs. Ils survolent mes vêtements gris et leurs rendent vie. Je danse…

Sa langue délicate et douce dessine le temps dans ma bouche. Sa taille fine serrée entre mes mains se gonfle et se dégonfle imperceptiblement. Ses seins fermes repoussent mon buste sans y parvenir. Tel un aveugle, mes mains me peignent la beauté qui m’enlace. Je la vois apparaître sous mes paupières closes. Ses jambes infinies qui supportent des fesses à la rondeur parfaite. Cette cambrure prononcée où mes doigts peuvent se jeter comme un skieur alpin en pleine accélération avant le grand saut. Ses épaules vives, racines des plus belles plantes que la planète aie portée, terminées par ces longs pétales filaires aux phalanges soyeuses. Et pour couronner cette créature ensorcelante, un visage de déesse slave aux pommettes hautes, au nez aiguisé, aux oreilles elfiques et à la bouche si grande et pulpeuse que je pourrais m’y perdre à jamais comme dans un paradis de nuages cotonneux. A présent je le vois, le paradis existe car seul un dieu cruel aurait pu créer une telle incarnation de la perfection. Mes mains ne suffisent plus. Il me faut découvrir cet être de mes propres yeux. L’ancrer dans la réalité. L’encrer sur les pages de mes souvenirs. Alors mes paupières se soulèvent lentement. Tout d’abord je crois être en train de regarder le soleil sans protection, puis doucement mes yeux commencent à s’habituer à sa surréalité. Sa peau blanche comme du marbre la rend encore plus précieuse. Et ses yeux. Pourquoi ai-je voulu la voir ? Pourquoi ai-je ouvert la porte de la douleur ? Pourquoi ne suis-je pas seul dans mon salon ? Mais bon sang pourquoi l’ai-je regardé ? A présent je sais que je vais perdre la vue. Son image se grave sur mes rétines, un tatouage brûlant qui obstrue ma vision du reste du monde. A présent tout devient gris, sombre, triste, vide, inexistant, inutile, invisible, pareil, désertique, mort, sans vie, sans histoire, sans futur, noir, sec, absent, inodore, impalpable, nulle part et partout.

Où suis-je ? Dans ma chambre il me semble. La mâchoire me fait mal, le cœur me fait mal, mon âme a mal. Mes souvenirs sont flous. Mes souvenirs sont fous. Quel jour sommes-nous ? Quelle année sommes-nous ? J’ai mal. J’ai mal depuis longtemps il me semble. Ma main cherche désespérément une présence allongée à mes côtés. Mais il n'y a qu’un drap et un oreiller froid. Je suis seul. Depuis quand suis-je si seul ? J’étais avec toi il y a seulement quelques instants. Je suis sûr sur tu étais là. Te caches-tu ? Je murmure ton nom. Pas de réponse. Picotement dans la poitrine. Je t’appelle un peu plus fort. Même chose. Alors j’hurle ton nom et les larmes se mettent à déborder sur mes joues. Je sens le parcours de cette eau salée et chargée de sens. Une goutte s’accroche à mon menton. Elle se tient de toutes ses forces mais elle devient de plus en plus lourde et fini par lâcher prise. Elle s’étire dans sa chute. Stalactite de douleur qui pourfend l’air oppressant pour venir s’écraser sur le verre d’un cadre photo. Ma vision déchire ton image pour réussir à discerner les deux personnages souriant amoureusement l’un à l’autre sur un décor de plage paradisiaque abandonnée. Je te reconnais. Tu es la même que cette marque sur ma cornée. Je me reconnais avec toi. Ce sourire que je n’arrive plus à retrouver dans les muscles ramollis de mes zygomatiques. C’est bien moi qui te regarde sur cette photo. J’ai l’impression que c’était hier. Ou peut-être plus. Où es-tu ? Pourquoi ne réponds tu pas mes appels ? Pourquoi prononcer ton nom m’arrache le cœur avec tant de violence ? Il faut que je sache. Cette ignorance devient intolérable. Je veux savoir où tu es. Je cherche mon téléphone. Lui aussi veut t’imiter et se cache ? Qu’importe, il y a toujours le fixe solidement attaché par son fil comme un bagnard. Lui n’aura pu s’enfuir et je m’en vais de ce pas décidé chercher la réponse à mes questions.

Je m’empare du combiné. Compose lentement ton numéro. Picotements dans la poitrine.
Plus qu’1 chiffre.
Le 9.
9.
Il me suffit d’une dernière pression.
1 pression sur le 9. Le 9. Juste le 9.

Mon sang paraît s’être soudainement arrêté au milieu des veines. Mon cœur s’est aussi figé. Plus de battement. Picotements. 1999. Les larmes se pressent pour sortir mais un barrage mental leurs bloquent la voie.
1999…
1979 – 1999…
Tu resteras à jamais gravé sur mes rétines…
A jamais… ton nom…
Gravé…

Sur cette pierre blanche comme ta peau…

Le barrage céda et je voulu pouvoir me noyer dans ce torrent de chagrin.

21/01/10

jeudi 21 janvier 2010

Je T’eus, Me Tus, et ça me Tua

PAUSE.

Depuis hier le temps s’est arrêté.
Sur pause, sans prose, sang rose.

Pourtant le temps semble encore à l’ouvrage à l’intérieur de mon corps,
La souffrance, la douleur, la misère grandissent d’un commun accord,
J’ai conscience de ton absence qui m’indispose à chaque battement,
Mais plus rien ne bouge autour de moi et j’attends bêtement.

Je t’attends…

Pourquoi ne viens-tu pas ?
Je t’imagine statue de marbre prisonnière d’un dieu macabre,
Moi il ne me reste que ce faible souvenir qui m’accule et m’accable.
Je pensais pouvoir profiter de ton charme immaculé pendant longtemps,
Mais le destin dessine toujours autrement, et donc dans l’espace vide j’attends,
Dans l’espèce personne ne vous entend crier,
L’humanité est devenue sourde et personne n’en a rien à cirer.

Tu jetas le temps.
Moi j’attends.

Attendri par ton agressivité, affaibli, tu as récidivé, et j’ai dérivé,
Quitté les fermes rivages de la saine solitude dont tu m’as privée,
A présent ton image m’accompagne partout, mes émotions partousent,
Ça sent la loose, footballeur sans pelouse, milliardaire sans flouse,
Ça empeste l’interminable dans cette ambiance terne et minable,
Seule ta présence pourrait y mettre un terme et me rendre aimable.

Une seconde, une minute, une vie ?
Depuis quand es tu partie ?
J’aimerais dire depuis toujours pour ne pas t’avoir tatoué sur la rétine,
On me répète que ça ne fait pas un jour que tu m’as planté tes épines,

Sous la peau de l’âme,

C’est l’appât de l’homme,

Qui est un peu un âne,

Un peu, un peu trop, un petit trou, appétit triste, apéro trash, un peureux crache, la paresse marche, les pensées lâchent, l’insensé tache, le sensé fâche, tu te caches, je te cherche, tends une perche, vends la mèche, je sèche, c’est la dèche, déchets échouer échiquier chéquier chiquer chiche kebab quelle belle que elle que j’aime une gemme sans gène ange zen on gèle cajole jolie joui jour nuit jour nuit jour jour jour toujours le même jour…

Alors j’attends…

20/01/10

mercredi 20 janvier 2010

Tony Jaa Loose

Au milieu d’une soirée arrosée tu as osé pointer le bout de ton nez,
Je n’ai pas pu te porter plus d’attention et tu en as semblé étonné,
Désolé mais à présent tu le sais, ton amie a dérobé mon palpitant,
Et occupe chacune de mes pensées, en mon âme une nouvelle habitante.

Tant mieux, tant pis, j’avançais inconscient des sentiments tapis sous le tapis,
Qui m’ont pris à l’improviste, en vice et vite et je compris que tu en pâtis,
Epatant mais pas tant de ma faute, va-t’en avec le vent car avec moi tu souffris,
Trahie, haïs-moi, déteste-moi, je suis mauvais pour toi car sans cesse saoul et frit.

Et oui, je souhaite ton amie, chaque jour la dévorer des yeux, voir ce qu’elle a mis,
Enchantant le décor de son corps je plonge dans les délices abyssaux de ses habits,
J’en oublie mes habitudes de solitude et saches que notre union sera solide,
Alors laisse-moi, laisse-nous nous aimer, parcourir notre amour en bolide.

Cultive ta jalousie, poursuis-nous avec la dalle jusqu’en Andalousie,
Sois notre paparazzi, terroriste triste, arme la caméra et emballe l’uzi,
Applique la vengeance que je mérite, engeance, c’est le mépris dont j’hérite,
Chaque action, une autre brique qui fabrique sans fric la maison traitresse qui m’abrite.

Pas d’arbitre dans les relations, trouve toi-même la sanction,
Mais mes émotions envers elle me donne des ailes, léger et en pleine ascension,
Plus rien ne pourra nous atteindre, notre passion éternelle ne peut s’éteindre,
Et c’est pour ton bien si en te quittant je n’ai pu t’étreindre.

Je me fouts de ton kung-fu,
Chaque coup que tu me fous,
Me rends un peu plus fou,
D’elle.

19/01/10

mardi 19 janvier 2010

Le Grand Nain Porte Quoi

C’est l’histoire d’un gars qui souhaitait pouvoir profiter du soleil, lundi,
Il se rendit donc dans un joli parc où il rencontra deux nains, l’un dit :
« Là s’arrête ton chemin, canaille, vide tes poches illico presto, andiamo ! »
Le pauvre type pâlot sortit ses clopes et son Zippo, du tabac et un diamant,
Cependant, les petits voleurs ne semblèrent guère satisfaits et dirent en chœur,
« Tu te moques de nous en nous offrant une barque lorsqu’on demande un tanker ?
- Mais c’est ce que je possède de plus beau, de plus chère…
- Alors tu gagnes moins d’argent qu’un plongeur, qu’un éplucheur ! »
Comment un si grand désespoir pouvait être causé par de si petites créatures cruelles ?
Les mots s’effondraient dans sa bouche, il fallait reconstruire une argumentation à la truelle.

Mais les nabots avaient de vrais bourgeois à débourgeoiser dans les environs,
Pas de temps à perdre avec un pauvre, ils partirent en direction du club d’aviron,
Ravi, rassuré, les bras en suées, le rat respire mais l’avenir reste pire, pire et pas vide,
Il fondera son empire et le verra se détruire sous le poids de ses pas avides,
Mais en attendant, oppressé et pressé de savourer les rayons de chaleur, il repartit,
L’esprit léger, l’honneur léché, nerfs relâchés, n’ayant cure de son manque de répartie,
Il marcha jusqu’au bord du petit étang artificiel, calme, vert, nu, visible sous le ciel,
Feux d’artifice émotionnels, il en oubliait son calvaire, nuisible, impartial et partiel,
Lorsqu’un nuage de dimension atomique émergea du néant et éteignit la lumière,
Laissant le désireux sous le choc d’un amour devenu platonique au salut mièvre.

La tête basse, les épaules creuses, les pieds lourds, le faible fuit la scène,
Acculé par des vagues de larmes qui depuis, sans cesse l’assènent,
De claques et de coups contrôlés pour crier sans crever ni casser le cou,
Quelle connerie d’avoir cru que l’astre solaire lui faisait la cour,
Mais le rêve fut court, courtisé puis écourté, fini d’être tricoté,
Il n’avait pas sa place ici, il dut se faire escorter dans l’univers d’à côté.

18/01/10

lundi 18 janvier 2010

Chère loque homme, jeune ouate sonne

Watson, un homme sonne à la porte, hâtez-vous je somnole,
Entrainement à la clé de bras et la clé de sol dans le sous sol,
Méditation, réflexions, déductions logiques d’un simple détail,
Mise en situation mentale avec l’assistance d’un thé d’ail,
Mais coco, un seul accroc, je suis le grand héros accro à l’héro,
English gentleman j’habite Londres et non pas dans l’Hérault.

Ouvrez donc cette porte que notre invité confirme ce qu’il apporte,
Chapeau melon, carte sous le bras, regard étoilé, je suis son apôtre,
Cet homme a perdu dieu et voudrait que le je retrouve pour lui,
Depuis il parcoure l’obscurité à la recherche d’une lueur pour luire,
Ouvrez et écoutez ma superbe intuition, dernière espoir hors superstitions,
Je représente le dernier maillon de rationalité dans notre institution.

Watson ouvre, l’étranger le salue et se laisse guider jusqu’au salon,
Un courant d’air hivernal rempli de flocons le suit sur les talons,
Il neige à flots, con ! En écho le froid s’incruste et s’accroche,
Comme un glaçon dans une poche ou un dièse prêt d’une croche,
D’orage au crachin calme il n’y a qu’un pas qui n’est pas sur son passage,
Pourtant le petit personnage pourchasse un soi-disant dieu dans les parages.

Cher inconnu bien velu, bienvenue, j’ai la réponse à votre vœu nu,
Mais ne vous en déplaise, dieu est comme les génitales d’un eunuque,
Mon génie n’en gémit car c’est une manie et c’est bien la vérité que j’émis,
Je l’ai vu dans mes trous optiques ou bien est-ce la coco en trop que j’ai mis ?
Dans mon thé, pour monter dans mon trip et trier les idées tristes,
Qui me tenaillent les trippes et terrassent toutes théories altruistes.

17/01/10

dimanche 17 janvier 2010

Lécher Eve, Rrrrr

Du haut de la petite colline rocheuse qui surplombe leur enclos,
Je les regarde se mouvoir avec disgrâce sur l’herbe dégarnie,
Cherchant le petit morceau de verdure qui tout juste a éclos,
Ambiance apaisante pour l’humeur mais dans l’air des gars nient,
Le poids de la société m’empêche d’apprécier l’instant instantanément,
Ses démons me hantent, me mentent, me jugent coupable de flânerie,
Refusant que les plaisirs viennent du néant, viennent en aimant,
Attirés comme un aimant par les sentiments de calme et non de furie.

Trou noir, tiroir mental, de quoi jeter les angoisses du pourquoi,
Du comment, des commentaires, des cours universitaires, de toute la Terre,
Et enfin me voilà seul avec mes chèvres et aucune place pour eux ni pour toi,
Le ciel pour toit, attendri, attentif au troupeau qui m’attire, j’inspire, j’alterne,
Entre les organes sensoriels, cœur et cortex, épicurisme ou hédonisme,
J’ai trouvé mon bourgeon de joie et je peux le manger ainsi pour toujours,
En solitude absolue et relative, l’histoire relate ma tentative d’égoïsme,
Fan des étoiles la nuit, ce qui luit ne nuit, puis puits de songes et berger le jour,
Hébergé sur une joue de Dame Nature raturée par les pâtures et sans voiture.

Vois-tu comme elle fut vêtue, on voulu la mettre à nue, la battu sans vertu,
Grandement dévêtu, je profite de ce dernier coin de verdure,
Survécu au milieu des ordures, ici le vert dure mais c’est dur,
Et demain s’effaceront les clôtures, fin de l’herbe, heure de clôture.

Alors pour m’endormir je compterais les chèvres,
Seul moment pour dessiner un sourire sur mes lèvres.


16/01/10

samedi 16 janvier 2010

Célibat Tôt, Célibat Tard

Oh l’autre, comme il t’a sorti un soleil de malade d’on sait pas où,
On commençait à peine à s’habituer aux bitures pour tolérer la caillante,
Voilà pas que le con de la météo t’réchauffe la droite, pis la gauche au cas où,
On va devoir s’envoyer des pastagas glacés et des spécialités aillantes,
Car quand l’éclairci pousse les nuages, les gousses m’arrachent la bouche,
Les gosses détachent les bûches, c’est beau l’été au mois de janvier,
Moi j’envie ces jeunes qui jouent au baby en babouches sans trouver ça louche,
Que les balles soient rouges sur un si beau gazon sans flocon, goudron, gravier,
Et mon vier, plus personne ne s’étonne des perspectives globales,
Un goal, une balle et une brochettes de belles gueules génétiquement modifiés,
La mode faut pas s’y fier, un jour végétarien, mange rien, un autre cannibale,
Là c’est la dalle, c’est l’adage, salade dans la salle vide, tu te sens mortifié,
Que des mots terrifiés, sacrifiés sur l’hôtel de la délitescence mentale,
Il te faut de l’essence hormonale pour te déboucher le bout de l’habitation,
Station debout oublié, alors oublis ton bout, t’as de la peine et je m’étale,
Moral de métal, mais j’m’en tape, car putain, moi je m’barre devant l’aberration,
Besoin d’aérations, je viens d’avaler ma ration de dépresseurs pour l’heure,
T’es beau parleur mais la douleur je la connaissais avant de débarquer dans la nation,
Je faisais de la natation maternoventrale, j’ai vu l’entrave et puis de toutes les couleurs,
Une tête, un cou, leurre, un cul, couilloné le toubib l’avait mauvaise,
Je viendrais pas à l’aise car à l’extérieur ça pouvait qu’aller en pire,
Odeur de pisse, la peau lisse se plisse, peluches Babar, bobards et fadaises,
La vie c’est fade, aigre, pour avoir du sucre faut faire le vampire,
Faut que le vent transpire, que le respect soit subit par tous,
Car le reste paie, saute sur bites, partouze.

15/01/10

vendredi 15 janvier 2010

Qu’Elle En Bikini, Quenelle Qui Nie

Cet hiver, alcool sévère, six verres et c’est la civière,
Je gerbe, c’est vert, brocolis et civet, estomac lessivé,
Je demande si je vais, arriver, à me sortir de cet enfer,
Arrimé à une bouée, à rimer bourré, à mourir en fanfare.

Pris dans cette tempête, je recherche mon phare, les paupières lourdes,
Il me faut un miracle, une gourde, et pour le cafard, une prière à Lourdes,
Je suis prêt à suivre n’importe quel charlatan, tant que la douleur cesse,
Jésus, prêtres ivres ou un pote, un charme m’attend un tank sous les fesses.

Quoique je fasse ou fis, je suis un fils fou, sans faute,
Je fiste tout, le bras sauce pistou, tous m’aiment sauf l’autre,
Autrui, au trot je trie, trop de patries, trop de répartis,
On me souhaite parti, partis de pourris trop peu artis.

Me faudrait un pastis s’il ne faisait pas si froid, y aura ce qu’il y aura,
Mais cet hiver à Marseille on sait que ça caillera,
Caillera pour les cailleras à qui tu vas cueillir ton cabannis,
Et pour les cons de touristes rupins qui décapotent leur cab à Nice.

14/01/10

jeudi 14 janvier 2010

Zizanie en Mets Trop

Ben elle en a de bonnes la gosse,
Piailler sans cesse des insanités choquantes, p’tites et grosses,
Sans seulement pouvoir concevoir la torture à laquelle elle s’est abonnée,
C’est un soufflet au coin de la gueule qui lui pend au bord du nez.

Elle n’en a cure, s’en contrefout, s’en frappe des testicules imaginaires,
Se marre, se fend la poire, et me laisse là telle une image inerte,
« Allez tonton, ma gigolo, montre moi un tour de magie rigolo,
Mets ta perruque et tes peintures de guerre et commence ton show solo. »

Vas-y mollo moufflarde, j’ai le dedans de la main qui démange,
Au contact de ta joue rose tu ressentiras chaleur et picotements qui dérangent,
Alors cesse donc de m’outragentpublic ou je vais te repeindre le sourire en oblique,
Je ne tolère pas plus les insultes que de voir un flic à l’aérobic.

Mais commence pas à geindre p’tite poulette,
Demain je t’emmène au casino pour jouer à la roulette,
« M’en triture le fruit de mer de ta roulette, je veux un kebab oignons boulettes,
Et prends en un pour ta gadji c’est bon pour les saoulettes. »

Et c’est repartit, alors moi je suis un nomot et ma femme un alcoolo ?
Non mais arrête de déconner, j’vais te casser le cou et jouer avec ta tête au diabolo.

Voilà que tu me fais devenir violent,
C’est pas normal, c’est surement lié au vent,
Le mieux c’est d’aller se coucher de suite,
Tu peux dormir deux huit,
Et demain ta mère te rembarque,
Adieu, adios la gosse, pas une larme, pas une remarque.

13/01/10

mercredi 13 janvier 2010

L'Etrange Est

Hier soir mon âme est morte, ou ce matin, je ne sais plus,
Cette existence vécu durant trente années m’a moyennement plu,
Il a plut toute la nuit nettoyant les restes de cette vie passée,
A présent je peux renaître et cette fois je vais me surpasser.

J’aimerai pouvoir tirer des leçons pour cette seconde chance,
Mais mes souvenirs semblent vierges, rien ne change,
Des dialogues s’échangent, des discours étranges m’emplissent la tronche,
Je goûte cette nouvelle tranche d’humanité étanche à mes bronches,
Que quelqu’un me débranche de manière franche.

Franc c’est français, on sait, on saigne, on s’aime,
Et sème les graines d’un bonheur fertile à cette scène,
Immense de la société dont les scénaristes sont en grève,
A cause d’acteurs trop mauvais qui sourient quand ils crèvent,
Et pleurent quand ils rêvent.

Je suis prêt pour mon nouveau rôle, plus sérieux et moins drôle,
Donnez-moi n’importe quelle carte, je peux être elfe ou troll,
Dans une romance troublée, un paradoxe émotionnel,
Une équinoxe de mots essentiels, une vie sans sol et sans ciel.

J’improviserais plus de cent caractères,
En vrai pro viserais le centre du cratère,
Pour débuter mon cataclysme finale sur cette Terre,
Dans un hymne banal de douleurs anales empestant cet air,
Bouchant mes artères dans le surpoids des altères,
Mais surprise altière, la pureté de la joie désaltère.

Demain, une nouvelle ère prend place,
D’une main, nous vers elle je trace.

12/01/10

mardi 12 janvier 2010

Pris Au Nez

Il faudrait être capable de parler en vers,
Pétrir son cartable roulé à l’envers,
Véritable tableau des environs vérifiant la versatilité de la verdure,
Durant de vertigineuses versions verdâtres averties des averses futures,
Turbine binaire des nerfs de la guerre émotionnellement ouverte,
Ou inversement verrouillée dans une verrière du Vercors par en Corvette,
Encore des corvées, corps mal décoré,
L’esclave s’exclame : « j’suis français pas un mâle de Corée »,
Encore et encore les choses se corsent, on baisse le torse,
On écrit en morse : « Mais où est ma plage en Corse ? ».

Les pensées positives pour tous sont possibles,
Il suffit de les placer comme but ou comme cible,
Chaque événement comestible méritent qu’on l’estime,
Ou qu’on le jette hors de l’intime s’il ne vaut que quelques centimes,
Les sentiments sont malléables alors je les fais m’aller,
Sculpteur de joie, maître du malheur et non pas son valet,
Je peux tout avaler, dévaler des vallées puis monter des montagnes,
Mon temps je le gagne sans me magner je suis pas au bagne.

Aussi, assis au soleil, j’assouvie mes envies, de l’art et du chaud,
Dollar ou Euro, heureux avec du lard ou de l’artichaut,
C’est archi chiant de charrier sans cesse sa peine comme un pèlerin,
Laisse-là au bord du sentier je repasserais avec une pelle demain,
Je l’enterrerai d’une main et tu pourras profiter sagement,
Fais-moi confiance, je suis la Vérité alors que le sage ment.

11/01/10

lundi 11 janvier 2010

Ssss Hurla L’Une

Ode au rayon de lumière,
Audrey, ion de lumière.

Sans cesse la tête dans les étoiles j’ai trouvé mon soleil,
C’est la lune,
C’est l’eau de raie de lumière lunaire qui hante mon sommeil,
Sous ma plume,
S’écrit sa beauté spatiale à l’humeur impartiale,
Rythme romantique et spartiate, l’amour à l’état d’art martial,
Ciel je suis surpris et me retrouve au tapis tandis,
Que la joute du charme s’engage telle une marche de Gandhi,
Trop petit, j’ai grandi et brandi mon armée fatale,
Me voilà gigantesque, disparu l’âme fœtale,
Dans mon carquois des éclairs de tendresse,
Des balles berceuses, des bombes romantiques et tant de restes,
Et finalement ce combat finira au corps à corps,
Enlacés, embrassés dans un décor d’accords,
Mais d’abord je dois te découvrir et franchir tes remparts,
Abattre les archers et te traverser de part en part,
La victoire est acquise, mais lutte encore à ta guise,
J’avance vite, entends-tu la lame que j’aiguise,
Devant elle tu déposeras bientôt les armes,
Versera une larme, et enfin cesseront ces alarmes,
Je prendrais alors ton cœur brûlant entre les mains,
Entretiendrais sa flamme longtemps après demain,
Et puis comme toute chose a une fin, je m’en irais,
Je ne dirais pas que je reviendrais car alors je mentirais.

Tu t’en tireras sans moi,
Crieras sur moi cent fois,
Mais le temps passera, tu n’oublieras pas ce rat,
Si aujourd’hui tu n’es pas, plus tard tu seras,
Aucun regret dans ces conquêtes,
Je suis riche et seuls les cons quêtent,
Car moi aussi je me rappelle avoir perdu des batailles,
Il faut apprendre des défaites jusqu’à ce que le débat t’aille,
Et ainsi le cycle peut continuer quitte à nuire,
Dénué de sens, influencer par la lune, des nuées veulent fuir,
Mais le va-et-vient des vagues divulguent les algues,
Tel un battement de cœur révèle les sentiments vagues qui divaguent,
Le haut et bas de ta poitrine t’expose comme une vitrine,
Tu seras ma victime avec ces quelques mots qui vite riment.

10/01/10

dimanche 10 janvier 2010

Raie Allitée Sans Un Port Dense

Il faut répandre la joie de vivre, à tout moment, sobre ou ivre,
Communiquer cette chaleur qui te brûle là où les autres givrent,
Là où les autres hurlent dans la fausse détresse des vies amoureuses,
Rien n’a d’importance, porteur de joie, même quand je bande mou je te rends heureuse.

Un simple sourire suffit car un éclat de rire le suit,
La vie c’est pas la mine, pas de charbon et de suie,
Une larme s’essuie, la peine s’enfuit, tu n’es pas au fond du puits,
tu es au sommet depuis petit et tombe seulement si tu es dupe, oui.

Chaque expérience apporte son lot de savoir et de science,
En faisant preuve de patience tu en tireras toujours une meilleure conscience,
Ne trie pas autrui sans connaître l’essence de leur âme,
Diesel, bio éthanol, un bol d’eau, un bain d’alcool, goûtes chaque quidam.

Vides toutes les jars humaines sans en laisser une goutte,
Qu’on te plaise ou te dégoute, chauve, avec moumoute, testes toutes les routes,
Pour constituer ta carte des émotions, des impulsions et réactions,
Remplir le réacteur de ta fusée mentale et commencer la narration.

Tu es auteur, acteur, réalisateur de ton film biographique,
Change les règles comme bon te semble, il n’y aucun beau, gras flic,
Si tu te perds dans les improvisations mondaines,
Change ta vision, tu es un pro de la transformation de désert en fontaine.
Mange l’illusion, tu as trop de trains d’ovations pour le dessert et au fond, t’aime.

09/01/10

samedi 9 janvier 2010

A l’Eut Signé

Etat des lieux, langues déliées, délits et magnolias,
Magne-toi, des lits d’hélium élisent leur demeure où il y a,
Les gens las qui ramassent leur sommeil à la petite cuillère,
Pensant s’ennuyer sans lumière et sans air depuis bien plus qu’hier,
Et qui errent dans l’héritage des générations génétiquement gênées,
Sans génie, ils gémissent quand le froid s’immisce dans leurs plaies gelées.

Une jolie journée terminée par une farandole de tournées,
Finir bourré ; ce qui pourrait être fixe ne cesse de tourner,
Air miné, multivitaminé enfourné, rhum partit en fumée, j’hallucine,
Vois des cactus et des capucines, des pucelles les pourchassent puis les assassinent.

Piscine d’hallucinations et station lunaire en pleine émission,
La plaine a mis son manteau polaire, devenir marteau est ma mission,
Admission psychiatrique,
Abomination si pratique,
Ah, bonne nation excentrique,
Donne moi une ration de cent coups de trique.

Une brique, un briquet, un braquage, un banquet,
La banque en banqueroute, sur la route rien ne manquait,
Sur le quai, je quittais un paquet de couilles,
Au taquet, quelques questions cons qui bouillent,
Fouillent le sommeil, mouillent le soleil,
Soldats en éveil, sot d’ail et sot de miel.

08/01/10

vendredi 8 janvier 2010

Nue et Belles Hanches

Un hiver à la blancheur immaculée, ciel blanc, peau blanche, nuit blanche,
Rythme désarticulé, difficile d’articuler, la force d’un flan je flanche,
J’ai fait fi des défis de la vie, F fut aujourd’hui feu Fred est,
Tel un feu follet, j’allais fou, foutais le feu puis fredonnait,
Ça donnait un gars honnête qui gommait le désagréable,
Les mauvais moments s’effaçaient avec la mer comme un château de sable,
Finalement il faut passer à table, pétage de câble accablant,
On meurt et renait dans l’hiver humblement blanc,
Une feuille de papier vierge en attente de sensations,
Cent solutions, sans sol de pollution, les sens en passion, l’essence en action,
Attention il faut que pureté et clarté soient conservées,
Car sans te sevrer tu comprendrais à quoi ces cons servaient.

Ni jour, ni nuit, il est toujours midi et minuit,
Une mélodie, Do Ré doré, La Si assis mais le Mi nuit,
Fa Sol facile, mais la façon de faire serait-elle fausse ?
Rehausse le niveau, change de rythme et fonce,
Un hymne à la défonce sans une once de honte,
Faisons un son aussi solide que la fonte.

07/01/10

jeudi 7 janvier 2010

La Fumée qui Fût Mets Mais pas Fut

Jolie volute de fumée dans la lumière de midi,
De formes en formes je comprends ce que tu me dis,
Deux dimensions te suffisent à créer la perfection,
Par moment si sensuelle que j’en ai une érection,
Délectation de ta douceur dansante,
Ansent mélodieux mettant les pensées enceintes,
Pan est un saint et Peter doit être pendu,
Faites couler son sang lorsqu’il se sera rendu,
Et alors des forêts de pins émergeront de toute part,
Pour porter des hamacs par rangées tel des remparts,
Paradis perché, échoué dans des choux de fumée,
Je t’ai aimé, tu fus mais fuis dans le froid enrhumé,
Depuis je brûle le calumet de la paix, seul,
Je t’attends, dans cent ans je serais là dans un linceul,
Ensoleillé seulement par les souvenirs de ton sourire,
Sans cesse saoul roulant sous la table en soupir,
Mais y a pire, pour m’anéantir je respire sans peur,
Chaque volute de vapeur fait de moi un acteur,
Un auteur insomniaque à l’odeur d’ammoniac,
Un démon endormi amer comme du manioc,
Ce qui importe c’est de vivre avant d’être un vioc bloqué dans son hoquet,
Je me drape donc des bras délicats de la fumée pour danser coquet.

06/01/10

mercredi 6 janvier 2010

La Vie Telle Il Bande

Sommeil, mon meilleur ami,
Eveil, mon pire ennemi,
Je nie, je suis un vieux rajeuni,
Plus envie de jouer aux jeux niais,
J’étais fougueux, vorace, jamais je ne jeunais,
A présent je n’ai plus de repère sur l’horloge,
Les heures s’écartent et cassent ma cage,
Liberté bizarre échouée du hasard,
Je me ballade peinard dans ce putain de bazar,
Regard perdu pourchassé par l’inconnu,
Un gars pendu agressé par des cons nus,
L’incompréhension permet ce détachement extrême,
Plus rien n’a d’importance, un problème n’est qu’une tâche de crème,
Aucune règle de soit disant civilité,
On a plus le temps, agonisant et alité,
Si j’offusque, débusque, le bus des pensées noires,
C’est pour que chacun puisse encore se voir,
Cessons d’être invisible pour autrui sans boire,
Le monde est jouissif et non une truie à l’abattoir,
J’aimerais juste y croire, m’assoir et savourer l’instant,
Mais d’instinct je sens le malaise dans mon intestin,
Mon destin est une autoroute vers l’asile des fous,
Alors respect, laissez moi quitter cette foule.

05/01/10

mardi 5 janvier 2010

Tout Long, Tout Laid

Levé aux aurores, quelle horreur,
Evasion de bonne heure,
Trop dur pour le bonheur,
Mais pourtant si bon leurre,
Déjeuner jambon beurre,
C’est le bad j’en ai peur,
Je n’ai ni voile ni vapeur,
Le zéro est ma valeur,
Pas grand-chose dans le valseur,
Petit violeur de bonne sœur,
Petit voleur au grand cœur,
Je m’égare, je m’écœure,
La galère qui m’effleure,
C’est la guerre, je sens son odeur,
La migraine m’attaque en hauteur,
Cette misère j’en suis l’auteur,
Préparé avec minutie et lenteur,
Pour en savourer chaque senteur,
Je suis un menteur plus qu’un chanteur,
Bassiste ou batteur, masseur ou mateur,
J’attendrais le matin sans ventilateur,
De cette vie je suis un bien mauvais utilisateur.

04/01/10

lundi 4 janvier 2010

La Belle Gêne Nie

C’est beau, on dirait presque de la poésie,
Cette façon d’aligner les mots aux consonances similaires,
Cette romance enflammée qui brûle la peau, hésite,
Ces tournures de phrases qui n’apparaissent pas dans l’air,
En effet ce n’est pas du parlé, en fait je n’aurais pas dû te parler,
Simplement passer et aller sur mon chemin sucré d’illusions,
Parcourant le verger des mots merveilleux que nous usions,
Plus qu’un pneu de Harley, je fais plus qu’un peu d’art laid.

Bruyant comme un pot d’échappement,
Brillant comme un pro de l’acharnement,
Je souhaite que mes propos soient charmants,
Solides comme une charpente en métal,
Sordides comme un chat repentant mais tard,
Son vol de poisson sur la table de ses maîtres,
Je vole,
Le sol est un poison, je refuse de m’y mettre,
Je colle,
Du sel dans ma boisson car j’use mon être,
Je calle,
Sur la seule moisson qui constitue mes lettres,
Je m’accable,
Calme sans câlin, sans con sans catin,
Quelques mots qui sentent le crottin,
J’ai les crocs, putain, ça craint,
Je suis au croisement de l’illettrisme et du talent hautin.

03/01/10

dimanche 3 janvier 2010

Mes Pares Faim

J’aime autant que j’en ai besoin mes pares faim,
Celui du matin, dans la fatigue des céréales flottant à la surface d’une blancheur sans fin,
Celui de midi dans la brasserie au coin de la rue,
Plats faits d’ingrédients venus le matin en charrue,
Les habitants du quartier s’y ruent dans une ambiance chaleureuse,
Les chaises se remplissent de sourires équilibrant la balance de la salle heureuse,
Ensuite vient l’après-midi, pares faims prédits,
Beurre de paradis, sucre bien répartit, bon appétit après la sieste c’est reparti,
Puis s’approche le soir, sombre mais plein d’espoir,
Le pare faim sera plus délicat, goût de pêche et de poire,
Ensuite il suffit de s’assoir et de boire jusqu’aux lueurs de l’aube,
Afin de s’endormir sans vomir dans les rumeurs de mode.

Alors apparaissent les pares faim de mes rêves,
Multitudes de couleurs que je peux manger sans trêve,
Je me goinfre durant tout mon sommeil,
L’image prédomine tandis que l’odeur et le son veillent,
Que de merveilles au sens unique,
Je suis le gardien de ces beautés au sens eunuque,
Picotements dans la nuque lorsque je rouvre mes yeux,
Parfum de réalité amer, il faut se mêler à ces messieurs,
J’ai quitté mes cieux et me retrouve en enfer,
Je peux goutter mes pares faim, il me suffit d’en faire,
Et ainsi je circule dans le cycle sournois des sensations,
Sans savoir quelle est mon univers, ma nation.

02/01/10

samedi 2 janvier 2010

Le Bon Ane Néatoos

La bonne est née, la bonne Anne est,
L’abonnement né aux coups dans le nez,
La bonne idée, c’est bonnet D,
Car l’abondant fait mieux bander,
Le bananier dans le ben et,
Là tout va bene, mais bon l’ennui naît et la nuit n’est plus.

Pas de coup de foudre pour moi,
Il faut que je te découvre pendant au moins un mois,
Pas de mains moites,
De cœur battant aux abois,
Tout ça je n’y aie plus droit,
Un roi sans terroir, un roi à la tête froide.

J’ai su aimer mais j’en aie trop sué pour survivre,
Seul mon ombre surveille le monde sans surprise,
Une télé sur veille ou une vieille télé sur la neige,
Je distingue la vie comme la braillement d’une blague belge,
Impossible à supporter, la lourdeur du scénariste transporte trop de tristesse,
Parfois j’aimerais que cela cesse, cette série est fini, on souri, on trie, stress,
Choisi un nouveau programme, un truc pêchu qui vole pas qui rame,
Sans quidam, que des stars qui transforment chaque trame en tram de larmes,
Survolant toutes ces émotions que je n’avais plus vu depuis des lustres,
Effets spéciaux, incruste, lumières magiques en lustre, crustacé non frustré,
Enfin l’heure de célébrer, plus de parcours zébré,
Seule une cour immense à la couleur unie que j’approche de plus près,
Et on verra après…

01/01/10

vendredi 1 janvier 2010

Nous, Vers l’An

Finissons l’année en communauté, étape infranchissable comme une haute haie,
Besoin de caféine et de joie de vivre communes au thé,
Ce sera sans champagne mais plein de pinard et de rhum mangue,
A consommer sans modération jusqu’à ce que le monde tangue,
En charentaises ou en tongs, canapé ou chaise longue, je délie ma langue,
Seul démon démagogue face à tous avec la force d’un gang,
Mauvaise joie gigantesque, humour et finesse éléphantesques,
Et pourtant l’étranger ne part pas mais quand est-ce que,
Je pourrais respirer à nouveau l’air vicié de la solitude,
Laissez moi souffrir en paix je ne veux pas de votre sollicitude.

La solution se trouve dans la satisfaction de l’instant tristement présent,
Tout prendra fin, christement ou non parlant, je ne le pressent,
Qu’ils soient un ou cent, je vaincrais la foule en me défoulant,
En prenant mon temps, vous me connaissez je ne suis qu’un fou lent,
Refoulé, je fuis le vent avec mon ton strident portant la comédie de la vie,
Je sens mon sang battant mes tempes et comme on dit, c’est l’avenir,
Qui rebondit en bordel tel un barge au comportement mortel,
Alors j’avance en boitant comme s’il me manquait un orteil.

31/12/09