Nous, Vers l’An
Finissons l’année en communauté, étape infranchissable comme une haute haie,
Besoin de caféine et de joie de vivre communes au thé,
Ce sera sans champagne mais plein de pinard et de rhum mangue,
A consommer sans modération jusqu’à ce que le monde tangue,
En charentaises ou en tongs, canapé ou chaise longue, je délie ma langue,
Seul démon démagogue face à tous avec la force d’un gang,
Mauvaise joie gigantesque, humour et finesse éléphantesques,
Et pourtant l’étranger ne part pas mais quand est-ce que,
Je pourrais respirer à nouveau l’air vicié de la solitude,
Laissez moi souffrir en paix je ne veux pas de votre sollicitude.
La solution se trouve dans la satisfaction de l’instant tristement présent,
Tout prendra fin, christement ou non parlant, je ne le pressent,
Qu’ils soient un ou cent, je vaincrais la foule en me défoulant,
En prenant mon temps, vous me connaissez je ne suis qu’un fou lent,
Refoulé, je fuis le vent avec mon ton strident portant la comédie de la vie,
Je sens mon sang battant mes tempes et comme on dit, c’est l’avenir,
Qui rebondit en bordel tel un barge au comportement mortel,
Alors j’avance en boitant comme s’il me manquait un orteil.