lundi 4 janvier 2010

La Belle Gêne Nie

C’est beau, on dirait presque de la poésie,
Cette façon d’aligner les mots aux consonances similaires,
Cette romance enflammée qui brûle la peau, hésite,
Ces tournures de phrases qui n’apparaissent pas dans l’air,
En effet ce n’est pas du parlé, en fait je n’aurais pas dû te parler,
Simplement passer et aller sur mon chemin sucré d’illusions,
Parcourant le verger des mots merveilleux que nous usions,
Plus qu’un pneu de Harley, je fais plus qu’un peu d’art laid.

Bruyant comme un pot d’échappement,
Brillant comme un pro de l’acharnement,
Je souhaite que mes propos soient charmants,
Solides comme une charpente en métal,
Sordides comme un chat repentant mais tard,
Son vol de poisson sur la table de ses maîtres,
Je vole,
Le sol est un poison, je refuse de m’y mettre,
Je colle,
Du sel dans ma boisson car j’use mon être,
Je calle,
Sur la seule moisson qui constitue mes lettres,
Je m’accable,
Calme sans câlin, sans con sans catin,
Quelques mots qui sentent le crottin,
J’ai les crocs, putain, ça craint,
Je suis au croisement de l’illettrisme et du talent hautin.

03/01/10