mercredi 27 janvier 2010

L’Abandon qui a Bon dos

Le temps,
Prenons le temps,
Et tant pis pour les pertes,
Nous prenons le temps de prendre un thé,
Un thé d’antan qui détend chaque muscle du corps,
Un thé d’autant meilleur qu’il tend à la liberté de son récolteur,
Oh oui, nous savourons ce temps, ce moment, cet instant sans attente,
Au bord de nos tentes, nous contemplons l’hiver partant vers un autre hémisphère,
Là-bas en bas, où il fait chaud mais pas encore pour bien longtemps mon pauvre habitant,
Ne t’habitue pas trop au soleil des tropiques, j’observe une longue pluie qui implacablement rapplique,
Bientôt tu entendras les plics, plics des gouttes d’eau tombant sans retenue sur ton sol sec,
Fin du solstice, fin des pastèques, passe ton tour et oublie la chaleur lumineuse,
Elle t’a comblé la menteuse mais à présent seul le minable marche en horde,
D’un pas certain, ici il desserre son emprise mais pour mieux te mordre,
Il te reste du temps pour sortir une corde, que ce cou tendu se torde,
Et d’ailleurs le mieux est derrière et le pire devant, je te l’accorde,
Mais la vie, comme la dalle, s’écoulent en sinusoïdale,
Un jour génial, tu as tout, et un autre que dalle,
Un jour tu es propre et le reste tu es sale,
Alors soyons plus calmes et plus sages
Prenons le temps d’une page,
Juste une page sans rage,
Une nage sur une page,
Une page sans cage,
Sans saccage,
Sac d’âges,
Le temps.

26/01/10