mardi 26 janvier 2010

L'Os t'as le pis

Ça respirait la bonne humeur dans cet hosto,
Du genre bonnes vibrations qui te réparent l’os tôt,
Ou tard, avec rien d’autre que des rires, une plaque de métal et six clous,
La chaleur humaine se mêlait à la chaleur charbonneuse, l’opposé d’un igloo,
Les bavardages de vieux cons et de vieilles frustrées tombaient mollement sur le carrelage,
Car l’âge use la conversation de bas étages comme le côcher use les canassons de son attelage.

Des petites étudiantes, tout de blanc vêtues, s’agitaient dans tous les sens,
M’asticotaient tous les sens, j’eus le cœur vide, là, je fis le plein d’essence,
Mesdemoiselles, j’ai mal au poignet, pourriez-vous me noter votre téléphone ?
Donnez leurs toutes un bouquet de fleurs et je ferais le plus grand mariage francophone,
Et j’y allais franco, je suis fou de vous, et de vous, et de vous,
Des coquines debout me nettoyaient à la Bétadine de bout en bout,
Mais pas les bons bouts, pas le bambou, des bouts de bras et bon débarras.

Dans cet endroit, le roi du harem s’appelle professeur,
Mais rien à voir avec ces défilés de fesses, monsieur n’est pas un pro fesseur,
C’est un sage, faiseur de miracles grâce à un gros sac d’optimisme,
Lorsqu’il dit : « génial, superbe, très bien ! » je minimise ce prisme,
A la signification et aux conséquences immenses, que ces simples mots déclenchent,
Aurais-je droit aux clés de la moto ou bien vais-je me faire remodeler la hanche ?

Je roulerais en limo, râles,
Je jouerais l’immoral,
Jamais plus immobile,
J’aime la pluie, immonde bile,
Jour de résurrection,
Pour sûr l’érection,
Sourde réaction…

25/01/10