Et Pour tant Aile Tour nez
Elle était belle, droite, sentait bon le bleuet,
Et pourtant, elle tournait,
Elle était petite, aux grands yeux, avec de jolies tâches de rousseur,
Et pourtant, elle volait,
Elle était gracieuse, blanche et douce tel le marbre, avec de longs cheveux noir comme l’espace,
Et pourtant, elle migrait,
Agile à la voix perçante, à la fois pensante et amusante,
Et pourtant, elle nageait,
Plus belle que toutes, désirée par tous, sauvage de partout, sauve l’âge par atouts,
Et pourtant, elle luttait,
Astre luminescent, incandescent et unique dans la nuit astronomique,
Et pourtant, elle tournait,
Courbes enflammées, elle éclairait les jours sans nuage de son sourire embrasé,
Et pourtant, elle pleurait,
Aveuglé par le sol fertile de l’amour, elle cultivait la joie,
Et pourtant, elle creusait,
Son souffle caressait les feuilles des arbres, gonflait les voiles du désir, faisait tourner la tête des coqs,
Et pourtant, elle hurlait,
Plus présente que la réalité, plus solide qu’un atome, plus explosive qu’un baiser, plus suave qu’une âme, plus envoutante qu’une sirène, plus unique qu’une, plus multiple que deux, plus que juste, juste plus,
Et pourtant, elle partit,
Et pourtant, hell party,
Et pour toujours, elle ne revint pas,
Et pourtant, elle rêvait.