jeudi 28 janvier 2010

Mots tôt, Maux tard

Oh ma moto ! Ma moto me maintenait mieux,
Ma meule merveilleuse faisait le monde mien,
Motivé, sans motif, je mire ce qui m’entoure,
Milite pour la main dans la main sans mauvais tour,
Mélange-moi ça mon pote,
Dans ma tête c’est le melting pot,
Mais maintenant j’ai la main morte,
Je maintiens le moral dans la myrte,
C’est moyen, mais il y a plus malheureux,
Je suis juste mélancolique, Magnin d’un Malraux,
Magnifique monotonie de l’immobile,
Si je commets un meurtre ce sera mon mobile,
Ma majestueuse contre un automobiliste débile,
C’est moi à la maison pendant des mois,
Mais demain va se montrer moins merdique,
Je serais à nouveau maître de mes mouvements,
Émouvant à imaginer mais mou comme la ligne Maginot,
Marre de mendier, marre de mes songes, mauvais mensonges,
Minables messages, mirages de massages, marécages pas marrants,
Mais se morfondre mène où les humains mettent leurs amarres morbides,
Je matte ma montre qui me dit que maintenant ce n’est pas le moment du marasme,
Ni de la morsure du macaque, le murmure de la morosité émergeant de ma motricité,
Ma moto fût mon moteur, maintenant les mots heurtent,
Des maux tôt, fuite en tort, mais demain à nouveau motard… si tard…

27/01/10