jeudi 7 janvier 2010

La Fumée qui Fût Mets Mais pas Fut

Jolie volute de fumée dans la lumière de midi,
De formes en formes je comprends ce que tu me dis,
Deux dimensions te suffisent à créer la perfection,
Par moment si sensuelle que j’en ai une érection,
Délectation de ta douceur dansante,
Ansent mélodieux mettant les pensées enceintes,
Pan est un saint et Peter doit être pendu,
Faites couler son sang lorsqu’il se sera rendu,
Et alors des forêts de pins émergeront de toute part,
Pour porter des hamacs par rangées tel des remparts,
Paradis perché, échoué dans des choux de fumée,
Je t’ai aimé, tu fus mais fuis dans le froid enrhumé,
Depuis je brûle le calumet de la paix, seul,
Je t’attends, dans cent ans je serais là dans un linceul,
Ensoleillé seulement par les souvenirs de ton sourire,
Sans cesse saoul roulant sous la table en soupir,
Mais y a pire, pour m’anéantir je respire sans peur,
Chaque volute de vapeur fait de moi un acteur,
Un auteur insomniaque à l’odeur d’ammoniac,
Un démon endormi amer comme du manioc,
Ce qui importe c’est de vivre avant d’être un vioc bloqué dans son hoquet,
Je me drape donc des bras délicats de la fumée pour danser coquet.

06/01/10