mardi 12 janvier 2010

Pris Au Nez

Il faudrait être capable de parler en vers,
Pétrir son cartable roulé à l’envers,
Véritable tableau des environs vérifiant la versatilité de la verdure,
Durant de vertigineuses versions verdâtres averties des averses futures,
Turbine binaire des nerfs de la guerre émotionnellement ouverte,
Ou inversement verrouillée dans une verrière du Vercors par en Corvette,
Encore des corvées, corps mal décoré,
L’esclave s’exclame : « j’suis français pas un mâle de Corée »,
Encore et encore les choses se corsent, on baisse le torse,
On écrit en morse : « Mais où est ma plage en Corse ? ».

Les pensées positives pour tous sont possibles,
Il suffit de les placer comme but ou comme cible,
Chaque événement comestible méritent qu’on l’estime,
Ou qu’on le jette hors de l’intime s’il ne vaut que quelques centimes,
Les sentiments sont malléables alors je les fais m’aller,
Sculpteur de joie, maître du malheur et non pas son valet,
Je peux tout avaler, dévaler des vallées puis monter des montagnes,
Mon temps je le gagne sans me magner je suis pas au bagne.

Aussi, assis au soleil, j’assouvie mes envies, de l’art et du chaud,
Dollar ou Euro, heureux avec du lard ou de l’artichaut,
C’est archi chiant de charrier sans cesse sa peine comme un pèlerin,
Laisse-là au bord du sentier je repasserais avec une pelle demain,
Je l’enterrerai d’une main et tu pourras profiter sagement,
Fais-moi confiance, je suis la Vérité alors que le sage ment.

11/01/10