Je T’eus, Me Tus, et ça me Tua
PAUSE.
Depuis hier le temps s’est arrêté.
Sur pause, sans prose, sang rose.
Pourtant le temps semble encore à l’ouvrage à l’intérieur de mon corps,
La souffrance, la douleur, la misère grandissent d’un commun accord,
J’ai conscience de ton absence qui m’indispose à chaque battement,
Mais plus rien ne bouge autour de moi et j’attends bêtement.
Je t’attends…
Pourquoi ne viens-tu pas ?
Je t’imagine statue de marbre prisonnière d’un dieu macabre,
Moi il ne me reste que ce faible souvenir qui m’accule et m’accable.
Je pensais pouvoir profiter de ton charme immaculé pendant longtemps,
Mais le destin dessine toujours autrement, et donc dans l’espace vide j’attends,
Dans l’espèce personne ne vous entend crier,
L’humanité est devenue sourde et personne n’en a rien à cirer.
Tu jetas le temps.
Moi j’attends.
Attendri par ton agressivité, affaibli, tu as récidivé, et j’ai dérivé,
Quitté les fermes rivages de la saine solitude dont tu m’as privée,
A présent ton image m’accompagne partout, mes émotions partousent,
Ça sent la loose, footballeur sans pelouse, milliardaire sans flouse,
Ça empeste l’interminable dans cette ambiance terne et minable,
Seule ta présence pourrait y mettre un terme et me rendre aimable.
Une seconde, une minute, une vie ?
Depuis quand es tu partie ?
J’aimerais dire depuis toujours pour ne pas t’avoir tatoué sur la rétine,
On me répète que ça ne fait pas un jour que tu m’as planté tes épines,
Sous la peau de l’âme,
C’est l’appât de l’homme,
Qui est un peu un âne,
Un peu, un peu trop, un petit trou, appétit triste, apéro trash, un peureux crache, la paresse marche, les pensées lâchent, l’insensé tache, le sensé fâche, tu te caches, je te cherche, tends une perche, vends la mèche, je sèche, c’est la dèche, déchets échouer échiquier chéquier chiquer chiche kebab quelle belle que elle que j’aime une gemme sans gène ange zen on gèle cajole jolie joui jour nuit jour nuit jour jour jour toujours le même jour…
Alors j’attends…