jeudi 31 décembre 2009

Amour en 3D, Destin, Dérapage, Désastre

Ah elle est belle l’Amérique, coupable d’atrocités elle fait rêver et condamne,
Ceux qui font ce qu’elle fait ce font traiter de cons d’âne,
Déposez vos trésors à ses pieds ou elle viendra les conquérir,
Le monde lui appartient et ses richesses ne sont pas à acquérir,
Tu peux seulement payer pour obtenir un peu de ses ordures,
Elle profite du fait que seuls sa connerie de dictature et l’or dure ;
C’est en versant mon blé habituel à sa grandeur toute puissante,
Qu’elle m’est apparue la petite étrangère, dans la pénombre, toute luisante,
Elle possédait la blancheur et le sens de la colombe,
Je compris qu’elle venait m’apporter une paix intérieure et profonde,
Devant son regard mes neiges éternelles fondent,
Plus de tristesse à la ronde, prêt à l’action mon nom est Bond, James Bond ;

Mon cœur bondit vaillamment dans ma poitrine frigorifiée,
Je pensais l’amour mort, je n’aurais pas dû m’y fier,
Sans se méfier, je suis fier de saluer à nouveau ce merveilleux compagnon,
J’étais un crouton solitaire à présent je suis une soupe à l’oignon,
En pleine hiver elle m’accueille comme un ultime repas sauveur,
Espérance game over, jouissance croissant au beurre, ambiance lover ;

Que de bonheur sur le moment mais demain sera assommant,
Ce soir j’ai atteins des sommets, la suite sera mieux si je me mens,
Si seulement, si seulement mes mensonges devenaient réalité,
Je courrais dans des champs de bonheur au lieu d’être alité,
Voilà l’été, les choses ont été, affamé j’ai tété,
Mais plus rien à fêter, inutile de s’entêter,
Manger, péter, boire, roter et tout répéter,
C’est le cycle de mon cœur, un hymne à la rancœur.

30/12/09

mercredi 30 décembre 2009

Juste a Tant

Le ciel couleur bluescreen, incrustes y ce que tu veux,
Tu peux tout imaginer mais tu ne peux recréer l’odeur de ses cheveux,
Tu le veux mais tu ne le peux, un pneu lisse dans une flaque d’eau,
Dérapage devant mc do, tu ne bouges plus, paralysie du dos,
Cela te rappelle la vie d’ado, l’amour surprend à chaque coin de rue,
Tu ne sais pas que ça pue, la joie dans l’abus, tu bois le miel à la ruche.

Et puis le ciel s’est couvert, on oublie les cœurs ouverts,
Les champs deviennent gris, il n’y a plus rien de tout vert,
Une fourmi prisonnière sous verre et sans terre attendant sa reine,
Tu te retrouves sans but, un mouton dont pousse sans fin la laine,
Tu cours hors d’haleine, cherche Hélène, Léa, Aline, Linda, Déborah, Rachelle, elle, elle, elles…

La belle, la quelle ? Yorkshire ou teckel ? Tu remues la queue, laconique,
Tendances alcooliques, consommation excessive d’objets coniques,
Con de panique, c’est pas nickel, c’est l’opposé tu te sens niqué,
Pris en sandwich comme un panini aux quenelles,
OK, t’attends de quitter toutes ces conneries en souriant,
Mais tes soucis te rongent et tu te retrouves seul et criant.

29/12/09

mardi 29 décembre 2009

Six Lignes Sibyllines

Tout semblait pouvoir se passer autour des ces six lignes,
Si belles, si longues et sans fin, caressant les contours de mon échine,
Allant de Marseille à la Chine, j’essaye de me montrer digne de leur grâce,
Un signe, une trace, je les scrute, cherchant à sortir de la crasse,
Les fausses notes crissent, pétrissent les malheurs de cette vie mélodieuse,
Et les accords parfaits harmonisent la réalité merveilleuse mais odieuse,
Faute aux Dieux, des feignants léthargiques passant l’éternité au pieu,
Aucun courroux à craindre, je souhaite la souffrance aux pourris et aux pieux.

Laissez-moi contempler à jamais le défilé lumineux qui orne les six lignes,
Chaque couleur me raconte une histoire différente, parfois joyeuses, d’autres tristes,
Formant ensemble un conte imaginaire et incroyable qui prend place sous mes yeux,
Mesdames et Messieurs observez la légende dessinée et chantée en ces lieux,
Pour le mieux ouvrez grand vos oreilles et aiguisez votre regard,
Ce qui se prépare représente le futur trop tard, l’extinction du phare,
Et un nouveau départ sous le ciel étoilé, le poisson à la place du bélier,
Le chalutier poursuit son sillon dans la mer sombre tachetée, seul et unique pilier,
Que rien ne peut faire plier, fierté parmi les milliers, palmier dans le désert,
Il est là, il erre, bel air, danseur de ballet sincère, chevaucheur de baleine il serre,
Seul certitude, la constance de l’incertitude,
Sa seule habitude, parcourir les fils sans fin sous toutes les latitudes.

28/12/09

lundi 28 décembre 2009

Lape Laine

La plaine était pleine la veille à peine,
Aujourd’hui elle est vide de vie, vide d’envies, vide de peine,
Le dealer se repeigne, attendant son prochaine règne,
Attendant que les âmes solitaires ne daignent affronter la tiédeur Marseillaise,

Moites sous leur écharpe, le moral en charpie,
Chacun charrie son chat gris mais chérie le tapis,
Pour certains de l’oubli, pour d’autres de la créativité assouvie,
L’impression de voir le monde autrement que sous vide,

Et enfin la lumière fut ainsi que l’érection dans mon fute,
Besoin d’une bouche pour jouer de la flute,
Et flute, du foutage de gueule, dérapage de contenant,
Content, pas complètement impotent, un bras c’est le plus important,
Et pourtant, sur la plaine je me plains, sandwich galette ou pain ?
Gallinette c’est paumé, la Provence l’a fauché,
Un chauffard, un motard, on répètera qu’il n’est jamais trop tard,
Sauf quand ça part en pétard,
L’ambition se barre, la flegme se marre, un cadavre dans sa marre de merde,
Mais une âme en mouvement, merveilleux papillon évadé des sables mouvants,
Espérons qu’il survive longtemps, ceci sera ma bouteille à la mer en attendant le vent.

27/12/09

dimanche 27 décembre 2009

Les Crans Bleus de l’Imaginaire

Un lieu incroyablement chaleureux malgré ses matériaux glacés,
Un tout numérique où enfin l’Homme a compris où se placer,
Chaque mûr entièrement digital et tactile, une harmonie facile,
Un nouveau monde docile, plus de fractures, plus d’imbéciles,

Le synthétiseur de matière aura changé à jamais les mœurs,
Chacun peut tout obtenir gratuitement jusqu’à ce qu’il meurt,
Là où l’espérance de vie atteint huit cent ans exactement,
Les enfants naissent en petit nombre comme par enchantement,

Il n’y a plus de génération, une seule nation en communion,
Plus d’altercations, les seuls combats sont verbeux et mignons,
Les corps se croisent, se joignent puis se décroisent,
Et la chasteté une vieille forêt que l’on déboise,

Mais dans l’infini le bonheur est plus dur à trouver,
Et lorsque quelqu’un croit en avoir on lui demande de le prouver,
La dernière chose incomprise qui pour toujours sera en étude,
Et disparaitra doucement, s’évaporant loin de nos habitudes.

26/12/09

samedi 26 décembre 2009

A la cool

Se la jouer à la cool, s’essuyer à la colle,
S’ennuyer à l’école, se noyer dans l’alcool,
C’est ça Noël, on souffre d’une belle gueule de sapin,
On dégueule, repeint les mûrs, c’est dégueu et ça pue,

Mais le plus dur c’est comme le futur, ça fini toujours au passé,
Le réveillon est mort, arrêtez de m’oppressé,
Le plus beau des cadeaux c’est cette solitude que j’adore,
Après le déplorable spectacle, la famille à dos d’abord,

Sabordage de fête, c’est mon adage rien ne m’arrête,
Eloignez les minots, j’ai pleins de mots pas sages dans la tête,
La mère Noël est une pute et le Père est son mac,
Elle se prostitue pendant qu’il se branle dans son hamac,

Hey ouais mec, c’est moche et j’amoche mes proches,
La haine m’accroche, j’en ai plein les poches,
L’année prochaine je change de chemise et de pantalon,
Je viendrais danser avec la joie de vivre sur les talons.

25/12/09

vendredi 25 décembre 2009

No Hell

L’Enfer est sur Terre et doit ses couleurs à Coca-Cola,
L’amour des siens se range dans un carton décoré comme un coma,
De comique à cauchemar, la soirée ne tient qu’à une guirlande,
Ce soir je ne suis qu’imitation de postérieur, bonne humeur et débande,

Ce soir toute la famille s’aime et sème les graines du bonheur à venir,
Je sue déjà la joie, transpire la fête de la tête au foi, aller juste quelques heures à tenir,
Se retenir de vomir tout en buvant au delà du désir, du plaisir, du délire,
Mon lit sera l’happy end de mes délits ivre, le gardien des rêves qu’il me délivre,

Une soirée en Enfer pour finaliser ces dernières semaines d’agitation et de troubles,
Après demain la foule s’essouffle et laisse la place à une réalité sans double,
Et tous devront affronter son regard accusateur et sévère,
Ce n’est plus rouge c’est vert, ces mensonges éphémères enfin se meurent,

Alors ce soir je n’ai pas le droit de souffrir, à la fin de ces vers un soupir,
Ne pèse pas le pourri et le pour rire, c’est Noël, c’est l’hiver, c’est le pire,
Je suis vanné et las, hélas et pas ravi,
Si j’étais Père No Hell j’épouserai Vanessa Paradis,
Vers minables, je me vanne moi même et pars à dix,

Un pas par là et humpa lumpa,
Deux pas de part le monde,
Trois pas à l’étroit me rapproche du repas,
Quatre pas à quatre pattes et sans rage, c’est
Cinq pas sympas dans les parages, et
Six, six pas si prêt dans mon pré de sucettes, c’est
Sept pas pour cette fois-ci, et
Huit pour la suite toute neuve, ce qui fait
Neuf pas n’est-ce pas, déjà pardi,
Comme je l’ai dit, je pars à dix…

24/12/09

jeudi 24 décembre 2009

Petit beurre entre amis

L’hiver certains hibernent, le bras levé comptez-moi parmi eux,
Rythme cardiaque et activités au ralenti, j’ai l’énergie d’un paresseux,
Le doux corps de mes draps m’étreint fermement,
Respirant plus fort j’attends la poche de chaleur désespérément,

Mais non mais non je mens plus que je ne respire,
GDF me tient en otage, certes je transpire mais c’est là bien pire,
Que d’être piqué par la réalité du froid honnête et gratuit,
J’aimerais trembler, claquer des dents et danser avec mon mistral altruiste,

Au lieu de ça je m’embourgeoise et m’endette dans un confort venant de l’Est,
Pendant que je le peux car aujourd’hui la pauvreté est contagieuse comme la peste,
Alors demain, sous la canicule je n’aurais sans doute plus aucun pécule,
Devant moi se fermeront les opercules et s’ouvriront les opportunités pour qu’on m’encule,

Je me lasse donc du physique et mise tout sur le confort de l’esprit,
Un confort marocain, un quartier Nord malsain au meilleur prix,
Entouré de quelques amis le show commence et rafraichi,
La meilleure substance se trouve chez l’humain à la moralité affranchie.

23/12/09

mercredi 23 décembre 2009

Tout le long

Rouler, rouler, rouler les r, sur la route trempée et ironique,
Rouler sans rouler des mécaniques sous cette pluie des tropiques,
Sans cesse en mouvance, une particule qui gesticule,
Electron libre qui avance puis recule, prisonnier sans matricule,

Le déplacement de ses tentacules entraîne l’oubli dans son sillon,
Recouvrant ses pas, ses traces, ses farces, invisible comme un grillon,
Disparu telle une buche que nous grillions dans l’hiver gris et vert,
Agitation en recherche de chaleur souveraine, reine des saouls sans verre,

Sans vérité, sang vert à vérifier, cent verres plus tard place au vertige,
La vie tient à une tige en constant litige entre la seconde et vingt piges,
Seul l’instant présent a droit à une consistance toute maigre,
Passé et futur attendent sans sel dans leur jus aigre,

Le petit jaune se consomme dès son service,
Impossible de l’ignorer, de le laisser seul à l’abandon, c’est un fils,
C’est un vice qui creuse l’imagination jusqu’au plus profond des méninges,
C’est une vis immense qui triture chaque neurone du mi-humain, mi-singe.

22/12/09

mardi 22 décembre 2009

Vers sur la verte

Je t’avertis, méfie toi de la verte,
Tu croiras au soleil alors qu’il pleuvra averse,
Lâcheté dans une société qui ne croit qu’à la vérité d’une réalité absolue,
Mais plus je la regarde et plus leurs vérités deviennent obsolètes ou solubles,

Je me laisse donc dissoudre la matière grise en pleine crise,
Plus loin de vous, plus loin de tout à chaque nouvelle prise,
Beaucoup de vert, un peu de rouge pour voir mon arc en ciel,
Sur le coup je suis ouvert et tout bouge, je me la coule à l’ancienne,

L’importance quitte mon vocabulaire, l’insolence entre en pleine lumière,
J’affabule, je déraille, je m’éteins, je m’éclaire, je me tiens aux éclairs,
Pas d’équerre, c’est la guerre, ma vision se trouble, ce n’est pas clair,
Je suis en l’air, je suis en mer et par terre, un faucon, un dauphin, une panthère,

Je ne suis ni perdu ni perché car je n’ai ni but ni péché,
Là où il n’y a pas dieu mon chemin n’est surement pas fléché,
Parfois je me laisse porter par le vent et d’autre je vais à contre courant,
Ni vivant ni mourant, seul la verte est mon courant.

21/12/09

lundi 21 décembre 2009

Des C en Décembre

Décidément j’ai une dent contre Décembre,
Déjà car je n’ai ni chauffage, ni cheminée, ni feu ni cendres,
Et donc trop froid pour sortir et trop froid pour quitter ces draps et surgir,
Dans le monde réel, sans vin ou barreau de vingt pour dissimuler le givre,

A l’intérieur, les invités non triés sont rieurs puis meurent,
Simples passants dans ma vie d’adulte mineur, miné, minable rameur,
Râleur à toute heure, le bonheur ? Ce sera jamais son heure,
C’est le sonneur de misère qui me le répète chaque jour en sueur,

Salaud de décembre, si ce n’est pas toi, c’est moi qui vais te descendre,
Ton odeur de fêtes me donne mal au cœur et envie de me pendre,
Avec des guirlandes clignotantes au premier sapin qui dépassera les 2m,
Ce n’est pas trop demander, plus de sursis je veux bouffer de la tomette,

Et TOM dans ma tête, toujours ce même mot qui se répète,
C’est la vie, c’est la fête, c’est la joie, ça en jette,
TOM, un mot, un mot qui manque de râles, de grognements, de larmes,
La vie pour une lettre, je vais m’y mettre, je me battrais et le R sera mon âme.

20/12/09