No Hell
L’Enfer est sur Terre et doit ses couleurs à Coca-Cola,
L’amour des siens se range dans un carton décoré comme un coma,
De comique à cauchemar, la soirée ne tient qu’à une guirlande,
Ce soir je ne suis qu’imitation de postérieur, bonne humeur et débande,
Ce soir toute la famille s’aime et sème les graines du bonheur à venir,
Je sue déjà la joie, transpire la fête de la tête au foi, aller juste quelques heures à tenir,
Se retenir de vomir tout en buvant au delà du désir, du plaisir, du délire,
Mon lit sera l’happy end de mes délits ivre, le gardien des rêves qu’il me délivre,
Une soirée en Enfer pour finaliser ces dernières semaines d’agitation et de troubles,
Après demain la foule s’essouffle et laisse la place à une réalité sans double,
Et tous devront affronter son regard accusateur et sévère,
Ce n’est plus rouge c’est vert, ces mensonges éphémères enfin se meurent,
Alors ce soir je n’ai pas le droit de souffrir, à la fin de ces vers un soupir,
Ne pèse pas le pourri et le pour rire, c’est Noël, c’est l’hiver, c’est le pire,
Je suis vanné et las, hélas et pas ravi,
Si j’étais Père No Hell j’épouserai Vanessa Paradis,
Vers minables, je me vanne moi même et pars à dix,
Un pas par là et humpa lumpa,
Deux pas de part le monde,
Trois pas à l’étroit me rapproche du repas,
Quatre pas à quatre pattes et sans rage, c’est
Cinq pas sympas dans les parages, et
Six, six pas si prêt dans mon pré de sucettes, c’est
Sept pas pour cette fois-ci, et
Huit pour la suite toute neuve, ce qui fait
Neuf pas n’est-ce pas, déjà pardi,
Comme je l’ai dit, je pars à dix…