Vers sur la verte
Je t’avertis, méfie toi de la verte,
Tu croiras au soleil alors qu’il pleuvra averse,
Lâcheté dans une société qui ne croit qu’à la vérité d’une réalité absolue,
Mais plus je la regarde et plus leurs vérités deviennent obsolètes ou solubles,
Je me laisse donc dissoudre la matière grise en pleine crise,
Plus loin de vous, plus loin de tout à chaque nouvelle prise,
Beaucoup de vert, un peu de rouge pour voir mon arc en ciel,
Sur le coup je suis ouvert et tout bouge, je me la coule à l’ancienne,
L’importance quitte mon vocabulaire, l’insolence entre en pleine lumière,
J’affabule, je déraille, je m’éteins, je m’éclaire, je me tiens aux éclairs,
Pas d’équerre, c’est la guerre, ma vision se trouble, ce n’est pas clair,
Je suis en l’air, je suis en mer et par terre, un faucon, un dauphin, une panthère,
Je ne suis ni perdu ni perché car je n’ai ni but ni péché,
Là où il n’y a pas dieu mon chemin n’est surement pas fléché,
Parfois je me laisse porter par le vent et d’autre je vais à contre courant,
Ni vivant ni mourant, seul la verte est mon courant.