La Vie Telle Il Bande
Sommeil, mon meilleur ami,
Eveil, mon pire ennemi,
Je nie, je suis un vieux rajeuni,
Plus envie de jouer aux jeux niais,
J’étais fougueux, vorace, jamais je ne jeunais,
A présent je n’ai plus de repère sur l’horloge,
Les heures s’écartent et cassent ma cage,
Liberté bizarre échouée du hasard,
Je me ballade peinard dans ce putain de bazar,
Regard perdu pourchassé par l’inconnu,
Un gars pendu agressé par des cons nus,
L’incompréhension permet ce détachement extrême,
Plus rien n’a d’importance, un problème n’est qu’une tâche de crème,
Aucune règle de soit disant civilité,
On a plus le temps, agonisant et alité,
Si j’offusque, débusque, le bus des pensées noires,
C’est pour que chacun puisse encore se voir,
Cessons d’être invisible pour autrui sans boire,
Le monde est jouissif et non une truie à l’abattoir,
J’aimerais juste y croire, m’assoir et savourer l’instant,
Mais d’instinct je sens le malaise dans mon intestin,
Mon destin est une autoroute vers l’asile des fous,
Alors respect, laissez moi quitter cette foule.