Les Chèques Aiment AT
Elle le répétait tant de fois qu’il était devenu impossible de compter,
« Ne t’éprends pas d’elle, elle est sauvage, impassible et éhontée. »
Mais mon cœur avait cessé de battre depuis si longtemps,
Que je ne pus réfuter les sentiments de cet amour montant.
Mon temps libre lui fut entièrement offert,
Prisonnier de sa beauté, elle m’a mise aux fers,
Et depuis j’ai souffert, aveugle comme Homère,
Au nom du supplice, du repaire, du malsain, amère.
Et merde.
C’est ce molestage cardiaque qui fatiguait ma tolérance communautaire,
Comme une autre aire de métissage émotionnel où il valait mieux se taire.
Aime air de…
Je me rappelle de la préhistoire de mes sentiments,
Sauvage, saine, simple, sans lendemain et sans piment,
J’étais heureux dans la guerre du peu,
Demi un, l’ode hissée de l’s passe,
Incomplet, à cet époque un con plaît,
Puis soudain, lassé de la chasse, j’ai pensé à cultiver le fruit des fondus,
Fascinant de facilité, j’ai foncé sans réfléchir mais sans effort tout était foutu,
Une météorite s’est finalement écrasée au milieu de mes cultures,
Et on ne se remet jamais vraiment d’un tel coup dur,
Parce que la vie ce n’est pas de la couture,
Quand le fil casse, passe ton tour,
Ou sinon c’est la torture,
Car le tort tue,
Aussi surement que le lapin perd face à la tortue.
Mon esprit tortueux s’est pris les pieds dans la moquette,
Il tourna, tituba, trébucha et tomba lourdement sur la maquette,
De mon destin, celui que je dessinais, pensant que c’était moi qui décidait,
Puis l’indécis naît, nouveau film au cinéma, si t’aimeras reste une énigme,
Mais quoi qu’il advienne, l’ennui est toujours là mais endormi,
Toujours las hormis, lorsque sur une bobine j’ouïe : « Adore me ».
J’obéis, aube et crépuscule,
Aujourd’hui j’oublie l’ode et crée des pustules,
Postulat posthume aux belles apparences,
Posture sur le postérieur, moisissures sous mes pas rances,
Présence de l’absence, décadence de l’arborescence, le feu à l’arbre plein d’essence, arbitrage des sens, moral en descente, moralité indécente, mort alitée indécise, mots d’une réalité imprécise, la pression me perse les tympans, trop profond depuis trop longtemps, j’attends de m’éloigner, noyé, dénoyauté, à la recherche désespérée d’une loyauté démaillotée.