A la colle
Jolie peau jaune au charme cirrhosé,
Je caresse tes seins frais comme la rosée,
Pour calmer les tremblements de mes membres,
Incontrôlés, puis prisonniers de ton ambre,
Mon cœur en cendre se prend pour le phénix,
Et renaît presque, si seulement tu ne feignis,
D’ignorer cette moiteur qui nous serre,
Cette tension émotionnelle qui ne sert,
Qu’à nous montrer l’inévitable avenir,
Le véritable point de départ de nos souvenirs,
Communs, de deux nous deviendrons un,
Alors dans la sécheresse nous serons zen,
C’est tellement beau des êtres qui s’aiment,
Dans un désert, un sot d’eau qui saigne,
Et pourtant tu continues de nier l’évidence,
Dans ce jean Levis dense, tes fesses dansent,
Et me soignent lorsque toujours tu t’éloignes,
J’interroge la lune et les étoiles, elles témoignent,
Et m’expliquent que nous sommes trop semblables,
Si ce n’était toi qui refusais d’y croire,
Je serais parti sans rien dire après le premier soir,
Car je suis amoureux du désespoir,
Et me lasse bien vite des bonnes poires,
Notre union tient grâce au contradictoire,
Une dictature solide sans moratoire,
Fonctionnant selon une hyperbole,
Tu te perds en haut, je m’égare au sol, pas de bol,
Et inversement, jamais sur le même versant,
Ces vers sentent le début du renversement,
Debout et somnolant,
Le bout est insolant,
jamais un seul, je sais en ce jour,
Que nous serons deux pour toujours.