dimanche 21 mars 2010

Arrête Thon

Allons ensemble au fond,
Touchons du doigt du bois,
Je perçois le temps qui fond,
Et ainsi font, fondent les lois,
L’élan coupé, les lents loupés,
Les loups guettent l’erreur,
Et c’est bientôt l’heure de souper,
Ou n’est-ce qu’un leurre,
Pour appâter notre estomac,
Qui laisse tomber sa garde,
Sous estocs et de capes,
Décapé par les coups, ça barde,
Cheveux roux dans la barbe,
Odeur de houx et de rhubarbe,
Couscous athée et arabe,
On se hâte autour de la table,
Un peu de rhum et de sable,
Pour les hommes misérables,
On ne sait pourquoi restent aimables,
J’ai mal à l’inconscient,
Comme un arbre qu’on scie sciemment,
Si je ne peux être ton ami,
Je serais ton amant,
Pas collé comme deux aimants,
Oh nan,
Honnissant,
Ton visage lisse ment,
Je comprends tout grâce à mon talisman,
Plus étudiant, plus taliban,
Telle est la liberté de la solitude,
Solide et sale attitude,
Je n’irais pas plus bas,
Et ne reprendrais plus d’altitude,
Car c’est le haut qui blesse et non le bas,
Je le sais, je viens de là-bas,
Où l’on ne vit que de combats,
Des petits soldats sans âme,
Dirigés par cent ânes,
Généraux peu généreux,
Colonels sans colonne, sans cervelle,
Pas d’amiral admirable,
Que de chefs et de sous chefs,
Saouls qui cherchent leurs clefs,
Pas de révolution et pas de Che,
La seule évolution c’est de se patcher,
Pour éviter le cancer des neurones,
A cause du wifi et du Bluetooth en couronne,
Mais trop tard, je suis contaminé,
Un beau con, le cul sur un tas miné,
Et ça fait le minet, minable,
Merci l’abonnement, l’abo…

20/03/10