vendredi 5 novembre 2010

Mais, t'as lu ciné ?

Ce n'est pas là la raison du pourquoi du comment mais plutôt la véritable question serait de savoir si vraiment le commentaire du pour moi est avec ou contre moi envers les vertus qui ne sont pas confessées... ou du moins aimerais-je en croire ainsi malgré le négationnisme ambiant ou le positivisme irréfléchi qui dirige l'interrogation générale de la communauté humaine... faute d'être clair il reste la justesse du propos et avant tout l'abrasion de mes testicules...
Hier soir, je n'ai rencontré personne. Elle n'était pas d'un charme extravagant, même dénué de charme. Elle n'avait pas d'incroyables yeux bleus où je pouvais plonger mon regard et me sentir ensevelir tels des sables mouvants qui en plus d'engloutir mon corps centimètre après centimètre, absorberait ma conscience prise au piège dans ce labyrinthe océanique. Elle n'avait pas non plus les yeux verts, plein d'espoir, de jalousie et de compassion, prêts à me donner l'idéal auquel je n'aspire pas. D'ailleurs, elles n'avaient pas plus les iris marrons, sombre profond, néant de l'âme, obscurité impénétrable qui voudraient me faire disparaître dans l'oubli ou l'éternité de l'inexistence. Non, elle n'avait pas d'yeux du tout... Elle n'avait pas de corps... pas de présence, rien de concret, rien de palpable ou de visible... rien, puisqu'il n'y avait personne et personne de plus...
En revanche j'ai croisé une connaissance. Une conne pleine d'aisance et de calme. Une familiarité qui autrefois me plaisait terriblement ou au contraire me déprimait d'une violence sans limite. Cette catin n'était pas passée par ici depuis des lustres il me semble. Cette maudite solitude que je ne parvenais pas à appréhender rationnellement. A présent elle me convient. Je l'ai saluée, elle m'a répondu par un sourire moqueur, l'air de dire que ma sérénité n'était qu'une illusion qu'elle allait balayer d'un revers de rien. Mais elle n'en fit rien, ou si elle essaya, ni parvint pas le moindre du monde. Je suis bien plus confiant avec ce que j'ai déjà fréquenté, et elle, j'ai passé tant de temps en sa présence que ce fut presque un plaisir de la revoir. Prends un siège, mets-toi à ton aise et reste ainsi, sans piper mot, car c'est ce que tu fais de mieux. La soirée fut délicieuse et mes pensées prirent leur envol dans un monde imaginaire qui bientôt prendrait forme dans les cristaux liquides. Aujourd'hui je ne la crains plus, car j'ai besoin d'elle, lorsque je le désire et que je peux la chasser simplement lorsque je souhaite plus la voir. Jouissance de la domination...
Ce matin, mes paupières se sont ouvertes en joie paisible et la journée s'écoula en délectation. Ce changement est agréable, mériterait que je sache d'où il vient, comment il est arrivé ici, mais peut-être la recherche d'une explication ne ferait que lui nuire. Alors, je vis, et c'est amplement suffisant pour le moment... pour le moment...

04/11/10