L'âme, arche m'accable
La démocratie fait sa crise d'adolescence,
C'est l'Empire de l'essence qui nous plie dans tous les sens,
Qu'est-on censé penser, on est en train de foncer,
En voiture dans le mur, points de suture, point de futur,
Nous sommes mûrs pour la rupture, mais si descendre dans la rue n'est pas dur,
La dictature s'est ferme ta gueule, la démocratie s'est cause toujours,
On l'a bien vu l'autre jour, quand les retraites sont tombées dans le rouge,
Et même avec la rage, ça ne sert plus à rien qu'on bouge,
Plus personne ne croit à la révolution,
Et à part technologique, il n'y a plus d'évolution,
Le tiers-monde crève de faim, les pays riches bouffent de la merde,
Les femmes se gonflent les seins, les hommes se branlent comme des nerds,
Sale texte blasé, je veux de la joie mais sur quoi se baser ?
C'est comme vouloir une barbe quand on t'impose de te raser,
Avoir vingt ans dans sa tête avec un corps de cent années,
Quoi qu'on dise ou quoi qu'on fasse, je lis sur nos faces: nous sommes damnés...