samedi 6 novembre 2010

L'affamé, l'heaume

"Comment écrivez-vous si bien au féminin ?
- J'écris au masculin et je soustrais la logique et les responsabilités." (MELVIN)
Pendant longtemps je refusais de comprendre cette histoire de logique et de responsabilité... Et puis les femmes passent, toutes différentes, et puis s'en vont, parfois fâchées, parfois toujours amies, mais un point commun les regroupent et cette citation devient de plus en plus claire, limpide et parfaite dans chacun de ses mots... Nous sommes faits pour nous entendre mais surement pas pour nous comprendre... j'ai essayé, mais avec mon mode de pensée cela ne fonctionnait pas du tout, alors j'ai tenté de modifier ce mode, d'y omettre tout ce qui empêchait d'atteindre la compréhension et je n'ai fait que m'éloigner, jusqu'à me retrouver dans un brouillard si épais que je ne me comprenais plus moi-même... la déduction d'un tel échec s'est donc imposée naturellement, je ne pourrais jamais comprendre et c'est tout... il faut faire avec, on ne peut pas se passer d'elles après tout, et cet illogisme fait leur charme...
Donc, je ne me pose plus de question, je laisse faire les choses comme elles se passent, je continue d'être surpris par des comportements mais je les accepte beaucoup plus facilement... c'est ainsi et je n'ai plus envie de poursuivre cette douce illusion de pouvoir se comprendre... l'imprévisible est ce qu'il y a de plus visible et je m'en réjouis, car s'il y a des côtés négatifs, il y a également le côté anti-narcissique de cette différence... et je ne veux pas me retrouver en face d'une donzelle en pensant que c'est moi avec un vagin, bien au contraire...
Cette acceptation entraîne un respect plus profond et le plaisir de l'étonnement... bonjour créature, partage ma vie et montre-moi ce que jamais je n'aurais vu, réagis d'une façon étonnante, surprends-moi, élargis mon univers au-delà d'où je pourrais aller seul... et sans le vouloir j'en ferais de même, si tu l'acceptes alors nous pourrons marcher côte à côte le temps que cela durera sans regarder au loin ou en arrière, car le plus beau se trouve sous nos pieds...

05/11/10