mercredi 13 octobre 2010

L'y dit : "Oh !"

Et il déclara tout haut : " Que l'on me coupe les couilles si cet idiot est capable de le faire voler ! ".
Quelques jours plus tard, le sage hâtif qui avait proféré ce défi se fit donc retirer ses précieuses bourses. L'idiot avait réussi à faire voler sa machine du diable et personne n'osait l'accuser de sorcellerie de par le manque de respect qu'un tel jugement aurait comme conséquences. L'idiot reçu de vagues applaudissements, plus dans l'espoir indigne de voir le sage se faire rétrécir que par l'exploit réalisé.
L'idiot ne s'en découragea pas pour autant et se décida d'inventer un autre engin, qui lui serait capable de transporter un individu entier et mature. Il s'attela à la tâche sans relâche et bientôt il alla faire l'annonce devant les sages de son projet de démonstration devant la foule du village. Le premier sage, l'amoindri, se recula dans son fauteuil et dit qu'il attendait l'évènement avec impatience.
Le second sage déclara tout haut : " Que l'on me coupe les couilles si cet idiot est capable de voler ! ".
Quelques jours plus tard, l'autre sage hâtif rejoignait son compagnon dans le club réduit des sages réduits. En effet l'idiot avait parcouru un superbe cercle dans les airs au-dessus du village et cette fois-ci les villageois applaudirent par admiration pour ce deuxième castrage en bonne et due forme. L'idiot ne se sentit que plus motiver à inventer une autre machine qui aurait un succès sans limite à travers le village et le reste du monde.
Malheureusement les idées n'accouraient que timidement dans son esprit victorieux et bientôt il commença de craindre qu'il n'aurait jamais le respect tant mérité. Un jour, le troisième sage du village, le dernier couillu, vint lui rendre une petite visite et se moqua de lui et de sa bêtise :
" Tu es bien trop idiot pour que moi aussi je perde mes fidèles burnes. Tu ferais mieux de retourner en place publique et d'attendre la lapidation qui tu mérites pour tant d'ignorance ! "
L'idiot devint furieux à cause de tels propos sans scrupule et proposa un dernier pari avec ce dernier :
" Et bien soit, sage arrogant, je te pari que je peux faire venir plus de dix mille personnes dans ce village en une seule journée et que toutes seront là uniquement pour se moquer de toi et tes deux pitoyables comparses. Et comme d'habitude, si j'y parviens, vous connaissez le barème.
- Dix mille personnes ? Rien que pour moi ? Cette fois-ci je sais que personne n'acceptera d'écouter l'idiot du village voisin pour venir se moquer d'un sage de renom comme je suis. J'accepte, bougre d'idiot, mais si je gagne, tu iras en place publique ?!
- Marcher conclu... "
L'idiot s'empressa de regagner son atelier et se mit au travail immédiatement. Le lendemain il sorti son petit appareil volant, le plaça sur une chariote et quitta le village. Il ne revint que tard dans la nuit et alla se coucher exténué.
Au petit matin un voisin vint le réveiller en hurlant, des hordes de populaces se ruaient en masse autour de la place publique et personne ne comprenait pourquoi. L'idiot sourit, s'habilla et parti pour le centre du village. Les trois sages l'y attendaient et le regardèrent avec effroi. A midi exactement, le dix-millième étranger passait l'entrée du village et d'autres milliers le suivaient encore. Le troisième sage blêmit, baissa son pantalon et le docteur expérimenté retira les cinquième et sixième couilles de sa dure vie de sauveur. La foule en furie hurla de joie et d'excitation, alors le sage se tourna vers l'idiot et dit :
" ô toi que l'on osait appeler idiot, révèle-moi comment tu es parvenu à tel exploit.
- C'est très simple, ancien couillu. J'ai tout bêtement inventé la banderole aérienne et je lui prédis un grand avenir avec mon autre invention que j'ai nommé la pue bécilité. "

12/10/10