L'heureux gara mère
J'habite au bord de la mer et pourtant je suis amer,
Cannebière ou Bonne Mère, ça reste la demer,
Mots et tête à l'envers, j'ai le vertige au niveau de l'eau,
Un poisson qui se croit oiseau, et ouais ça rend mégalo ;
Et j'avance au galop mais on me dit que je suis au trot,
Après deux heures au bistro, là on me dit que je suis en trop,
Trop anthropocentrique et pas assez excentrique,
Seulement, rarement, excellent j'ai la trique ;
J'habite les pieds dans l'eau, incognito et solo,
Indigne et salaud, je suis l'alcoolo du troupeau,
Mais faut pas se tromper, je bêle comme un mouton,
Et sur une face d'ado, je suis un putain de bouton ;
Un renégat en négation qui prend des cours de natation,
Pour éviter de se noyer sans même avoir aboyé,
J'en ai marre de plier, je veux voir mes ailes se déployer,
Et m'envoler en passion, jamais à cours de rations...