vendredi 8 octobre 2010

L'habit ruinte

L'approche labyrinthique des méandres de mon esprit est effectivement une merveilleuse solution. Trop de simplicité, trop de fainéantise, de faiblesses, alors que dans une complexité à mesures inhumaines, il est bien plus facile de s'égarer correctement et se résoudre à des vérités incompréhensibles et des principes sans rapport avec le monde... Essayons de marquer notre passage avec des petits cailloux mentaux. Je vais tout droit, j'arrive à un croisement... logique non prouvée et surréalisme sans connaissance... prenons à gauche, par non principe... j'avance jusqu'au prochain croisement... merde... les cailloux... bon mettons en un ici et continuons... prenons encore à gauche mais la prochaine à droite... sinon je vais tourner en rond... merde... les cailloux... donc j'avais dit à droite et deux fois à gauche ? la prochaine à droite... ou tout droit... voilà c'est bien, on avance, et avec une telle aisance que je regrette de pas y avoir pensé avant... et merde... saletés de cailloux... abandonnons cette idée... je reconnaitrais bien si je repasse deux fois au même endroit... je comprends un peu ces dégradés sur les murs... là-bas c'est plus clair, on va aller jeter un coup d'œil... ou peut-être pas... c'est sans doute un piège, je n'aurais surement pas mis un sac plein de bonheur dans un coin bien éclairé de ma tête pour tout le monde puisse passer et se servir... non, allons voir du côté sombre... le meilleur endroit pour cacher un trésor... tiens... j'ai l'impression que les murs s'éclairent quand je m'approche... le lointain est toujours sombre alors que mon point actuel est toujours clair... c'était un mauvais indice... il faut penser complexité... la longueur des couloirs les uns par rapport aux autres... trouver le chiffre d'or, suivre les directions se rapprochant de pi... ah ben tiens, voilà un caillou... je suis passé par là ou bien mon cerveau me joue peut-être des tours en rajoutant des saletés de caillasses n'importe où... je ferais de m'allonger et d'attendre le lever du soleil, on voit rien dans ces corridors tout dégueus... aller, bonne nuit...

07/10/10