mardi 26 octobre 2010

La mie, t'y es

Il faut que je retravaille l'amitié que j'avais pour moi. L'amitié du soi permet l'amitié avec autrui. Sans elle, inutile d'aller chercher plus loin, c'est solitude, haine, rancœur, démotivation et toute la famille du pas reluisant.
Donc, il me faut renouer les liens que j'avais avec mon Moi. Car il fut une époque où je me tolérais, j'appréciais ma compagnie et celle des autres, j'étais ami avec ce qui me définissait. Attention, pas de narcissisme là. Je n'étais pas non plus en adoration de ma personne, mais quitte à vivre soi-même pendant toute la durée de l'existence, autant accepter les quelques défauts et profiter des qualités.
Malheureusement, depuis quelques temps, je ne me supporte plus. Je n'aime pas ma façon de penser, ma façon d'agir et de réagir et du coup ça ne fait qu'empirer. On est plein dans le coup de la poule et de l'œuf. Est-ce le fait de s'accepter qui mène à meilleure réflexion, ou l'inverse ? En tout cas, la réflexion actuelle est mauvaise et s'enlise dans une gadoue crasseuse qui empêche toute amitié. A priori. Car comme un ami dans une mauvaise passe, on reste son ami et on essaie de l'aider à sortir de merdier. Donc, il ne faut pas que je m'abandonne mais plutôt que je me soutienne.
Voilà, il suffit donc de me supporter ainsi le temps que ça durera et les choses devraient s'arranger. De toute façon je suis condamné à vivre avec moi-même, alors mieux vaut essayer de faire en sorte que ça se passe bien. Pose cette bouteille, prends un bouquin, va faire prendre l'air à ta conscience et on verra bien...

25/10/10