samedi 18 septembre 2010

Tintin qu'au 'ti daim

Je remballe les affaires pour un bref acte de présence,
Bonjour tout le monde, un café ? Oui, merci !
Encore deux heures avant le week-end de sursis,
Je vois que personne n'apprécie,
Le Parisien n'agit pas ainsi,
Vendredi 19h, il est toujours assis,
A son bureau, craignant la venue de bourreau,
Mais c'est du boulot pour pourceaux,
C'est pas pour ceux qui viennent du sud,
Alors sur mon dos ils cassent du sucre,
Ce n'est pas leurs murmures qui m'empêchent de faire le mur,
Direction la gare, hagard,
Je choppe le premier train au départ,
Ça se calme un peu dans la poitrine,
Je remplace la déco de ma vitrine,
Après l'interminable voyage minable,
Je retrouve mes amis autour d'une table,
On savoure des Malbec argentins,
Un, et encore un, tu veux de l'argent ? Tiens,
Ma ville, une bien belle compagnie, et pourtant...
Je ne suis pas tranquille, c'est déroutant,
A cause de mon boulot dégoutant,
Ce n'est qu'une pause à ma détention,
Dur de se détendre, manque d'attention,
Il me faudra la nuit pour faire chuter la tension...
Tout plaquer, tout oublier, quelle tentation...

17/09/10