mardi 14 septembre 2010

Lys en ciment

Et ça repart pour Panam,
Le motard du sud va se sentir comme un poisson hors de l’eau,
Adieu moto, bonjour métro,
C’est trop de monde, trop tôt, trop tard,
Et tout ça pour bosser dans une banque,
Une belle bande de salopards,
Je transpire les scrupules de toutes parts,
Mais c’est le patron qui décide, avide,
Va falloir agir comme un plat acide,
Pour qu’un jour enfin il me retire ses menottes,
C’est vraiment pas gagné, trop de bonnes notes,
Trop compétent, trop con, je serre les dents,
Je pensais pas que ce serait la merde avant de mettre les deux pieds dedans,
Aujourd’hui j’y suis jusqu’au cou,
Et le plus dur, c’est de pas en voir le bout,
Alors j’enchaine les bouteilles,
Je marche comme s’il me manquait quinze orteils,
Plus d’orgueil,
Je vis un mauvais recueil,
Je voudrais être un fruit pourri que personne ne cueille,
La passion est morte, je suis en deuil,
Mais le palpitant continue à pomper le sang,
Alors j’avance à contre cœur et ça se sent,
Faut espérer que ça ne durera pas jusqu’à cent ans,
Je suis coupable de tristesse et attends la sentence,
Au lieu de ça le juge me file une ordonnance,
Pour que je mette de l’ordre dans ma tête,
Et travaille bien sagement pour perpète, pour quelques pépettes, trois cacahuètes,
Que je trouve le caca chouette,
Mais ce genre de conneries m’emmerdent,
Je voudrais juste qu’on m’oublie et me perde…

13/09/10