Lame agit de l’avis
Je me croyais seul dans un désert bondé,
Et une mini soirée a débuté, plein de bonté,
Plein de pinard, de faux Ricard, et rancard,
C’est bien quand on s’y attend le plus tard,
Accompagné au plumard, bon art,
La romance à la Parisienne, un vrai film,
Mais les journées abominables de taf tirent les fils,
Ennui mortel, l’impression d’être un immortel,
Attaché pour l’éternité à un boulet immoral,
A quoi rime tout ce cirque,
Je suis le lion dompté parabolique,
Et voilà, je sens que descend la colique,
Heureusement qu’il y a au moins quelques acolytes,
Et tous ces litres, à côté,
Disparu avant d’avoir pu compter,
Plus grand-chose à raconter,
Tant s’est déjà effacé,
Impossible de faire face, et,
De continuer comme si de rien n’était,
Ignorer l’hiver qui remplace lentement l’été,
Oublier le taf qui me rend alité,
Oublier tout ce qu’il a été,
Et essayer de toujours rêver…
Imaginer que je peux me lever,
Que vous me dissolvez,
L’existence…