lundi 20 septembre 2010

En corps des fonds c'est...

Doucement, de plus en plus doucement,
Fini l'avancement,
Fini la clarté, la lumière devient rareté,
Un jour presque raté,
Mais surtout besoin de s'arrêter de gratter,
Les croutes de mes cicatrices mentales,
J'ai l'intérieur de plus en plus lamentable,
Alors je sombre dans la décontraction,
En fumant de la relaxation,
Les illusions débarquent en profusion,
J'entre en fusion avec le néant,
Un jour entier pour faire le fainéant,
Mais intérieurement je sens la culpabilité,
Ce n'est que remettre à plus tard la réalité,
Et ce n'est pas comme ça que je pourrais l'affronter,
Au contraire, ce serait plus se tirer une balle dans le pied,
Je fais pitié, les responsabilités ne cessent de m'épier,
Attendant leur tour, de plus en plus nombreuses,
Tandis que je m'observe le nombril et creuse,
Creuse l'oubli,
Mais ce n'est pas devant un lapin que le loup plie,
Tant pis, pour aujourd'hui je reste au tapis,
Et quoi que je fasse, je sais que devant et derrière il y a pire,
Alors autant sourire...

19/09/10