Démon d'âme lourd
Du bonheur, de la joie, du plaisir,
Une si agréable belle que je désire,
Mais malgré tout, les mots ne parviennent pas à ma bouche,
Ils se forment faiblement dans ma tête, mais quelque chose bouche,
La circulation des sentiments est interdite,
Un régime dictatorial a pris le pouvoir,
Mes pensées n'ont pas le droit de sortir,
Le mot amour s'est fait bannir,
Mais que vais-je devenir ?
Suis-je la source de mon propre cauchemar ?
Il suffirait que je m'éveille pour qu'enfin je m'émerveille,
Que mon cœur couleur vermeille face couler son miel,
Mais plus je me pince et plus mes dents grincent,
Mince, l'espoir est mince, et la misère immense,
Que j'aimerais te dire ce que je pense,
Si rapidement, indispensable est devenue ta présence,
Je crains de ronger ta patiente,
Mais l'émotionnel n'est pas une science,
Ou du moins, pas exacte,
Alors pourquoi, bloqués sont mes actes ?
Et surtout mes paroles qui ne remplissent pas leur rôle,
Elles fuient la concrète réalité en étant drôles,
Mais je vois que tu mérites et attends plus,
Besoin de surplus plutôt mes maigres supplices.