mardi 21 septembre 2010

Con de vocation

Et bim dans la gueule,
A peine débarqué du train voilà le boss qui gueule,
"Tu fais perdre du fric à l'Empire capitaliste,
On va te chopper entre six yeux.",
Prépare-toi à l'enfer plus qu'au cieux,
Parce que pour ces messieurs tu portes atteinte au précieux,
Du coup je disgracieux,
Avant le meeting je suis tout anxieux,
C'était pourtant le but recherché,
Mais ce premier pas vers la sortie est trop à l'arrachée,
Je me sens perché,
Sur une branche que j'ai moi-même sciée,
Les rois vont me retirer mon titre princier,
Adieu printemps, été, c'est l'automne,
J'entends le ciel qui tonne,
Et comme un con, ça m'étonne,
Coupable d'être trop gentil
Mais ici l'égoïsme est le seul outil,
Et je n'ai jamais appris à m'en servir,
J'ai pas été assez servile pour les viles,
Tout ça par que je ne supporte pas cette ville,
J'ai mal joué mes billes et je me bile,
C'est dur de jouer au débile face à plus débile,
Et le pire c'est que mes erreurs me rendront plus habile,
Ça me dégoute et m'obnubile,
La victoire revient toujours au rapace subtil,
Regarde le fiasco des sub-primes,
Une bande de vautours qui supprime le sublime...
Laissez-moi disparaître dans l'abîme...

20/09/10