lundi 16 août 2010

Un, ça crée ça, l'eau.

" Ce n'est qu'un au revoir. Ne pleure pas, créature délicieuse. Je pourrais te dire de regarder la lune chaque nuit, lorsque le manque du contact de nos corps sera le plus intense et douloureux. Alors, moi aussi je regarderais la lune, ainsi nos regards seraient unis dans l'immensité qui nous sépare. Mais je ne te le dirais pas. L'éloignement nous rapprochera, peu importe où se portent nos yeux. Lorsque je ferais l'amour avec une compagne inconnue, les souvenirs de ton étreinte remplaceront la réalité palpable de cette demoiselle. Sa jouissance sera la tienne. Ma jouissance sera la tienne.
Ce n'est qu'un au revoir. Souris moi une dernière fois, que je puisse garder ton visage radieux incrusté sur mes rétines. Ainsi, qu'importe celle qui se présentera devant moi, ce sera toi que je verrais, partout, tout le temps, sans cesse, dans une fausse solitude. Car aujourd'hui, tu le vois, nous ne serons plus jamais seuls, et cela me réconforte, car ce qu'un au revoir.
Je sens ton cœur battre à travers l'univers. Il pompe le sang de ce rêve. La respiration de ton existence envoie l'air que ma passion demande. Je suis depuis que tu es apparue. Comme si le monde ne connaissait pas encore la dimension du temps. Tu m'as sorti d'une pause éternelle. La Terre ne tourne que pour toi et moi. Il me suffit donc de voir du vent dans le feuillage d'un arbre pour comprendre que je suis car tu es. Si tu n'étais plus alors les montres cesseraient leur tic tac, les vagues de ma mer mentale se figeraient au milieu de leur marée, les étoiles ne seraient plus que de petits points blancs peints sur la toile de cette non-vie.
A très bientôt, l'attente ne montre que mieux le démarrage de toutes choses. Alors savoure cet écoulement sensuel. Chaque seconde, chaque instant, célèbre ton apparition et te rend hommage. Alors va, et observe la révérence de tous les éléments qui t'entourent et acclament l'existence que tu leurs as offerte."

15/08/10