Si deux suent, deux saoulent
Je montais donc tout en bas de la plaine et vis une odeur palpable et répugnante se répandre dans l'obscurité aveuglante du soleil. Où mes pas m'éloignent-il ? Les souvenirs de mon avenir semblaient s'effacer solidement sur les pages de mon eau glacée. Je cherchais un semblant de vérité dans l'imagination d'autrui et soudain un caillou de vapeur me heurtait délicatement un genou avec une violence que je connaissais toujours depuis jamais.
J'avais beau sentir la blancheur des os d'un poisson multicolore que le hasard venait de déposer volontairement loin de ma conscience collective lorsque le vent se décidera à se goinfrer du passé, ne laissant plus grand chose qu'une pépite de présent saupoudrée de certitude futuriste à la légèreté pesante.
Je deviendrais rapidement lui-même d'ici quelques éternités et plus rien ne saura différencier le vide du néant plein. Voilà ce qu'il voudra savoir depuis si longtemps et que tu questionnes en réponses si concrètement abstraites. Le tout ne sera rien que du était dans le retour en avant que mes mains molles pressent si fortement.
Enfin, finalement, seulement maintenant, tout juste, à l'instant, hier, demain, il était temps que je continue de ne pas comprendre mes connaissances. Car pourquoi et surtout comment ai-je atteint le quand ? Tu l'as su tandis que vous ne le sachiez point que le qui sera carré tel le cercle.
Ceci est vérité, véritablement fausse et pleine de justesse... alors marche, marche après marche, chacun de tes pas m'élève un peu plus en dessous de la saoulerie... alors ris, grain de riz sur rien de gris, chacune de leur bouchée les vide un peu moins de ma pauvre modestie d'or... alors dors, autant dedans que dehors, chacun de mes songes me mélange avec la diablerie des anges...