vendredi 13 août 2010

Qu'homme, sa quille qu'osait, zarma tout ça

C'est dans la complétude de toutes choses et l'abstraction des formes que se libère la véracité des faits.
C'est comme ça qui causait Zarapata.

La plénitude des certitudes n'est illusion que pour l'inconsistant sujet de son complément d'abjuration direct. Il y a beaucoup trop de places libres dans la fumée volubile de la conscience. Une fois franchie l'inconscience, il n'est plus possible de revenir sur ses traces. Elle disparaît au sein de la Mère naturelle conceptuelle en laissant la marque de son passage possiblement destructeur et meurtrier. Ce que tu as vu pourra s'oublier mais les conséquences sont irrémédiables et ne pourront s'évaporer dans l'air de la mémoire. Une mélodie que tu siffloteras jusqu'au restant de ta brève journée sans le vouloir ou le penser. La légèreté est Homme mais ses pieds veulent s'accrocher désespérément aux racines mortes qui émergent du passé. Ne regarde plus vers le bas et n'est pas peur de t'envoler. L'oisillon quitte son nid sans se retourner ou regretter sa prison de paille car le reste du monde lui ouvre grand les bras. Sois oisillon.
Et c'est comme ça qui causait Zarapata.

Et ensuite il continuait à palabrer, à jacter, à éructer toutes sortes de contes incompatibles et informes. JE te raconte pas tout parce que c'est trop long et particulièrement barbant. Il donnait surtout envie de dormir Zarapata mais ensuite tu faisais des rêves pas nets... ou trop nets mais pas explicables joliment. Alors du coup son pote Fred il débarquait avec la banane au milieu de la face et il prenait le relais dans la jactance. Bonjour le duo de maboules. C'était à se faire dans le froc leurs combines.
Je me rappelle des nouveaux disciples. Les gonzes se ramenaient de partout. J'en ai vu des fiers avec la tête bien accrocher sur le cou et qui en deux semaines se retrouvaient patient au lieu de toubib. Du coup, le nombre de malades augmentait à toute allure mais les docs y étaient toujours le même nombre. Une belle fumisterie que je disais. Mais personne y voulait m'écouter parce que ça rapportait du blé leur bizbiz. Donc pas la peine de lutter, j'ai pris des notes et j'ai fermé ma grande gueule d'huitre. Ils étaient contents Zarapitchou et Freddy. Ils disaient que ça resterait dans l'histoire. La société allait changer grâce à leurs travaux. Mais ce qui disaient pas c'était si elle allait changer en mieux. Ah non, ça, ils l'ont jamais dit. Alors avec tous les zigues qui passaient rendre visite et les autres qui lisaient mes saletés de notes, la société c'est sûr qu'elle a changé. Et bien entendu, c'est pas pour rien qu'ils disaient pas en quoi elle changerait. Parce que moi j'ai tout vu. Depuis le début que je me rappelle. Je suis le dernier à me rappeler comment c'était avant. Et bien je te dirais juste que c'était pas pire. Des escrocs, je te jure. Mais de toute façon c'est trop tard. Ils nous ont tous baisé et ils se sont fait la malle avec le pognon. On les reverra plus. Ils savent bien qu'ils peuvent pas corriger le bordel qu'ils ont foutu sur cette foutue planète. Ils crèveront heureux en plus. Vieux et heureux...
Et voilà, c'est comme ça qui causait Zarapata... et maintenant que c'est la merde, il cause plus... Ordure...

12/08/10