mercredi 18 août 2010

Les verres tuent les vertus

Excellent, je me complais dans des excès lents excédants mes antécédents. La nourriture de la veille continue à hanter ces dents mentales qui mâchent les actes manqués, m'arrachent les attaches dont je m'enquiers, et ainsi reste moitié sans jamais être entier. Esclave et non pas rentier, prisonnier d'une enclave à la mesure du monde, je sens le tisonnier des bourreaux sous mes pieds, impossible de soigner les bouts de ronces ou d'épier, je suis aveugle par ignorance. Il m'arrive que je beugle des parts ignobles rances de pensées confuses qui fusent partout dans ma conscience diffuse. Mais on ne me dit pas fou. Mon peu de flouze suffit à servir la grande cause. Alors personne ne m'accuse. Ah, l'hors pair sonne pour des excuses. Les décideurs me préfèrent muet face à la muraille de mon incompréhension. Les pas émus raillent, démons incompressibles qui me trouvent bien risible dans mes recherches vaines en attendant que j'ouvre mes petites veines. Mais pas de pot, le bambou fléchit mais ne casse pas. Mets de pattes, repos, bonne bouffe et chips mènent à la casbah. Alors on se maintient, on sort la tête de l'eau pour une rapide bouffée d'air et ils nous la replongent aussitôt. Mais si jamais on racle trop le fond, on te tend une corde pour que tu puisses continuer à longer le bateau. C'est quand même pas des salops. Ce qui compte c'est de survivre sous l'eau. On s'aide de pastis et fini saoulé à s'imaginer sous les palmiers. Au moins, notre imagination reste un peu libre, loin dans nos fibres, sens la qui vibre, c'est là-bas qu'il faut s'enfuir avant que ne commence le sang à fuir.
Aller, faut pas s'affoler face à l'affreux. Entouré d'enflures on garde la force et l'air frais. C'est ça qui déplait. S'il te plaît, observe ta montre, vois comme elle se contente de refiler l'heure, jamais tu n'as vu les aiguilles sourire, mais je sais que les roulements prennent du plaisir, car à leur mesure, ils ont un pouvoir que nous n'avons pas. Un jour peut-être, ils feront que l'avant sera derrière, le futur sera le passé, et nous serons moins pressés et oppressés.

17/08/10