lundi 9 août 2010

Heureux dont danse

Redondance... voilà ce qui me touche le plus dans notre société agonisante. Toujours les mêmes pubs, les mêmes films, les mêmes produits sans intérêt qu'il faut obtenir à tout pris et la propagande idiote qui nous laboure la tronche du matin au soir. Je dis non. J'en ai marre. J'ai mal au cœur. La moindre affiche me fait vomir à ses pieds. Je ne tolère plus rien en dehors du petit ouvrier qui vend ses qualité indispensables grâce au bouche à oreilles.
C'est la fin... tout semble avoir été déjà vu, on se contente de moderniser nos anciennes références avec de la merde liquide qui se vante d'être meilleure. Je n'en peux plus. Même ma mangue porte un logo fameux. De partout les marques s'installent et ne se démarquent en rien de leur voisin. La pollution visuelle et sonore dressent ses grands édifices sans âme pour convaincre l'abruti de rester le même pour toujours car toute sera pareil demain avec comme seule différence la position des aiguilles sur l'horloge.
Remake, remake et remake. Le monde créatif s'inspire un peu trop des mots de Picasso et se contente de copier sans jamais plus créer. Bienvenue dans un monde semblable au passé mais avec un peu plus d'électronique...
La communication ne mérite plus son nom. La créativité est tabou. L'idée est censurée. Le renouveau est interdit, seule la similitude a encore droit de passage dans cet univers ignorant. Finalement la race humaine ne disparaîtra pas à cause de son pétrole et de ses effets de serre, mais simplement par le fait de plus avoir d'existence tactile. Aujourd'hui est hier. Hier est demain. La fin est proche et on l'ignore...

08/08/10