Chaud quand ?
Des paroles constipées, mais continue s'il te plait,
Continue de m'attrister avec du sens vide,
Du manque de surprises pris à l'ennemi,
Tel un musicien plein de haine pour le mi,
Un pilier de comptoir contre les demis,
Un contrôle d'amis mi figue mi raisin,
La raison domine de derrière sans fatigue,
Une digue bloquant les mots légers et piquants,
Et puis quand on te demande ton avis, tu dis :
"Si je te le donne, tu vas le prendre, le déformer et le fa ire tien...",
Ben tiens, c'est déjà moins batracien et je le fais mien,
Tu as tout mon soutien, et tiens voilà cent sous,
Je te les passe en-dessous doucement,
Mais je veux que tu envois le ciment,
Il faut que ça choque, que ça bloque, qu'on chie dans son froc,
J'ai confiance, tu n'es pas une broque avec ta montre en toc,
Et toc toc, est-ce ton ombre qui frappe à la porte ?
Sois la bienvenue, insidieuse, pernicieuse, merveilleuse,
Tu es ici chez toi, répands tes mots claquants, scindants et cinglants,
Les barrières sont juste là pour que tu les brises,
Que tu deviennes brise, bise ou tornade, crée la débandade,
Il n'y a plus rien de sacré si ce n'est le massacre de toute morale,
Que tout le monde râle et brame au scandale,
Fini la nage et les rames, tu seras le nouveau moteur,
Une inspiration pour les auteurs du bas de ta hauteur,
L'univers et toutes ses dimensions seront ton énergie,
Tous auront peur d'agir car impossible de savoir comment tu vas réagir,
Alors va, laisse mugir ta magie démagogique.
03/08/10