samedi 3 juillet 2010

Tourner méninges

Pourquoi remettre à demain ce que l’on peut faire aujourd’hui ?
Pour la simple et bonne raison que si aujourd’hui je vais visiter le musée du Louvres, il me sera plus difficile d’aller à la plage sur la côte d’azur le même jour… Mais je suppose qu’il s’agit plus d’une sorte de proverbe dont le sens profond est plus important que la forme imparfaite d’une telle affirmation. Le sens est donc qu’il vaut mieux profiter de la vie sur le moment plutôt que de se dire que l’on aura toujours le temps d’en profiter plus tard… et malheureusement il arrive si souvent que le plus tard disparaisse qu’il vaut mieux en effet profiter de tout ce qu’on peut sur le moment…
En revanche il y a certaines choses qu’il vaut mieux ignorer et espérer qu’elles seront mieux plus tard… par exemple je ne me vois pas très bien m’intéresser aux actions pitoyables de notre grand petit président… le prochain peut-être, mais pour le moment j’ignore… bien entendu dans l’immédiat je pourrais tenter de lutter, de manifester, de réunir le peuple sous l’étendard de la révolution et de partir pour Panam brûler l’Elysée et pendre haut et court toute cette bande de salopards qui s’en foutent plein des pognes, les poches, les valises, les comptes en banque et tout autre artefact capable de supporter l’amas de pognon… Mais non, je ne suis révolutionnaire que très loin dans la boîte crânienne, manque de burnes et d’idéologie, trop de blasages et de déceptions m’ont sans doute un peu rabattu les bras, mais il y a tellement d’autres choses que l’on peut profiter immédiatement que je refuse de m’empêtrer dans des réactions de révolte et de plaintes qui ne feraient que me retenir de vivre pleinement les beautés qui entourent cette grosse merde… d’ailleurs les plus belles roses poussent dans le purin et non pas sur un nuage aux jolis formes… donc il y a de l’espoir que du beau puisse sortir de cette infection… un tout petit espoir… presque rien… mais pas rien quand même… alors ne remettons pas à deux mains ce qu’on peut faire avec la tronche… ou quelque chose comme ça… je ne sais plus trop… c’est la déroute réflective… ça s’égare… ça tourne, ça remue, ça trouve et ça se perd… l’important est de se marrer en fait… profiter du moment présent est surtout se fendre la poire sans penser aux soucis environnants les rires… alors allez-y, envoyez la douleur, car si elle est accompagnée d’un comique, elle passera comme un petit doigt dans un anus beurré…

02/07/10