Saoulé trop pique
Dos au frigo, la canicule m’accule…
Mais d’où vient donc cette torpeur ? J’ai trop peur…
Trop peu dormi, hormis y a quinze nuit, c’est l’ennui…
Des journées de vingt plombes, c’est long et ça plombe…
A quatre phalanges de péter les plombs, je m’allonge…
J’hallucine, je vois des anges en chaises longues…
Les petits enfoirés ont pas la force de battre des ailes…
Impossible de se mettre à l’aise, je cherche de l’air…
Dans l’abracadabrant j’en vois deux, c’est clair…
Les aiguilles font plus le tour du cadran, blasant…
Un hiver qu’en fini plus et un été qui tue ou torture…
A l’allure d’une tortue, j’ai la tronche toute tordue…
Pas d’or mais pleine d’ordures, et bon sang ça dure, et dur…
Chacun son dû, goudron fondu, gout défendu, le bout descendu…
Le congèlo chauffe plus que les fourneaux, c’est fou non ?
Je fous du deo dessus, dessous, mais ça sue de partout…
Le soleil et l’ozone partent en partouze, c’est la loose…
Les allusions à la fraicheur s’évaporent dans le blues…
Mon corps était fait de 90% de flotte, maintenant c’est douze…
Je comprends les sentiments des tartines dans le toaster…
Alors j’attends la cloche et l’éjection en hauteur…
Mais même le bruit suinte et le silence l’étouffe…
Je vais raser toutes ces touffes avant que le vent souffle…
Mais je craints que vent d’est et Mistral se soient fait la malle…
La chaleur est une garce qui baise le froid, ce pauvre mâle…