vendredi 16 juillet 2010

Mes tas se taisent

Oh oui, c’est bon, vas-y, tripote moi la matière grise, électrise moi ces petits neurones endormis, énigme moi comme un champion d’échecs… d’ailleurs je suis plutôt bon dans l’échec, un Kasparov de la loose, un puceau de la réussite, du succès, de la victoire, de la gloire, de l’espoir, de tout ce qui touche de prêt ou de très loin au positif, je suis le possesseur de toutes malchances, le mot chance ne peut pas s’appliquer à ma personne, en aucun cas, jamais, encore moins commun que le Bigbang dans mon existence, je ne fus en tête qu’une misérable fois et j’étais alors incomplet, simple spermatozoïde, j’en déduis que cette malédiction vient du côté de ma mère qui pourtant avait déjà gagné à de petites loteries, ce qui pourrait induire un gène qui saute une génération mais difficile de trouver le taux de réussite de ces grands-parents lorsque ceux-ci ont tous péris le jour de ma naissance écrasés par un planeur… toute fois est il que tes mots me revigorent, ces interrogations diverses et variées qui ne m’ont probablement jamais gratté l’arrière du cervelet, je suis en extase, ahuri par tant de présence d’esprit, scotché à tes lèvres comme une mouche sur du papier collant, un régal, une régalade, une galéjade, une galère en rade, un radis beurré, un birdy rare et une rasade de rhum tous en même temps, mais bon sang je t’aime tant, depuis si longtemps je t’attends et te voilà, là, avec tes bras plein de cabas, ta caboche pleine de cinoche, sinécurée de la tête aux pieds, par pitié, continue, tout en nuance, ne m’en veux pas si je danse, nu, tu m’encenses, je n’étais qu’une fusée sans essence, et en ta présence, ces sensations de pénitences, je m’en balance, que le monde s’écarte, je m’élance, me lance et bientôt vous devance, je suis intense… un tant soit peu… un temps ça pleut… ça pleure… que disais-tu ? que disais-je en fait ? Mais je suis seul dans ce désert… disette… anisette… anisette… anisette…

15/07/10