De bi, hier éteint Rome
« … et sinon, ça vous dirait d’aller voir les feux d’artifices ?
- Non, ce soir je reste sur le canapé, je n’ai plus de forces…
- C’est une farce ou une invitation ?
- Cette une tragique vérité, tout simplement…
- Parce que vous tragédisez ! Le bonheur tape à votre porte et vous restez assise sur vos malheurs. Ouvrez-moi donc la porte de votre intimité et je mènerais votre âme dans une fausse réalité magique.
- Je n’ai pas encore dis oui que vous avouez déjà me tromper…
- J’avoue vouloir troubler vos sens pour que vous ne me voyez plus comme un client mais plutôt comme l’homme qui a transformé votre vie.
- Je ne sors jamais avec un client…
- Ah, vous voyez ? S’il n’y avait ce comptoir entre vous et moi, nous serions déjà au bord de la plage à faire l’amour sur les galets. Enfreignez la loi ! Prenez la responsabilité de votre existence et embrassez-moi !
- Je suis surtout responsable d’un loyer et d’une vie couteuse…
- Si ce n’est que l’argent pour faire votre bonheur, j’ai un appartement et trois tomates dans mon frigo… je semble être le bon parti que vous attendiez sans grand espoir derrière ce bar peut bavard… Mais plus la peine d’attendre ma princesse, ton carrosse et ton prince t’ouvrent grand leur porte, partons !
- Et ce trouve votre château ?
- Suffisamment loin pour que nous ayons le temps de faire l’amour sauvagement à l’arrière de mon carrosse ! De plus mon chauffeur est en congé de maternité donc je vais devoir conduire et vous séduire en même temps. Nous n’arriverons qu’au petit matin pour apprécier le lever du soleil au-dessus de mon lac.
- Tant de belles promesses, merci mon prince, je vous suis tout de suite ce que je n’ai jamais été… en tout cas ça fait six euros pour le mojito et quat’ pour le rhum maison, ce qui nous fait dix pile poil pour le bon prince. On envoie la monnaie, petit père !
- Oh ma déesse, votre cœur ne bat que pour la musique des pièces s’entrechoquant dans mon maigre porte monnaie. C’est la lune que je vous offrais, vous n’aurez même pas un croissant… voilà vos misérables écus, adieu ma mie. »