mercredi 30 juin 2010

Sol attitude, allons, j’ai

Les secondes viennent de s’arrêter…
Tout est figé dans la pièce…
Rien ne bouge, même le vide me fixe droit dans les yeux,
Il me semble que mon cœur bat toujours mais en silence,
Le ciel a revêtu sa cape de bleu sans contraste, juste intense,
Le canapé inerte porte encore les vagues de l’action passée,
Une assiette sèche sur la table entourée de bouteilles vides,
Des sacs plastiques de lotions et compresses attendent,
Seuls les livres sur les étagères parviennent à garder vie,
Dans les couvertures les personnages s’animent,
Ils n’attendent qu’un simple regard pour poursuivre,
Contrairement à tout le reste du mobilier qui est mort,
Un coup d’œil ne fait que confirmer leur décès irrémédiable,
Ils reprendront un nouveau souffle un jour lointain,
Alors les gestes alentours les réveilleront pour un temps,
Une étincelle dans l’éternité, un grain de sel d’humanité,
Mais ici il n’y a plus que pitié stagnante et immuable,
L’attente d’un renouveau, d’un souffle, d’une brise,
Il faudra plus que des baisers ou des bises,
Plus que de l’amour et de l’amitié en toute franchise,
Plus que du temps et la patiente,
Du courage et la force de l’attente désespérante,
Plus qu’un coup de pied au cul ou qu’une baffe en pleine face,
Il faudra regarder uniquement vers l’avant et faire face,
Le pire n’existe pas, il n’y a que du mieux et du moins bien,
Tout dépend alors tu en prends combien…

29/06/10