Ma sage
Lorsque je vis la belle blondie, mon cœur bondit et se dit : « je déroberais son âme tel un bandit » pardi.
Mais la femme nous maudit et les mots dits partirent dans les cages de l’enfer et y restèrent enfermés.
J’aurais du devenir fermier, ferrer des chevaux, au moins ça vaut ce que ça vaut et c’est mieux que des veaux.
Je m’y serais dévoué de toute mon énergie, les nerfs dénoués par magie, oh oui, j’aurais agit.
Au lieu de ça je m’agite, me bats pour le couvert et le gîte, et vénère mon chat comme en Égypte.
L’esprit combattant m’a quitté, je contemple le monde qui ne pourra jamais s’acquitter.
On cause encore équité, mais j’y crois plus, il a trop plu et la crue a tout emporté.
Si on devait faire mon portrait et celui de l’humanité, ce serait un porc trait pour trait.
Et pourtant de temps en temps on voit des lueurs d’espoir, des bonnes poires qu’on a la pomme.
Si on fait la somme bonheur plus malheur, le résultat brise les leurres, et sonne l’heure de la fin.
La leur, celle des gars en haut de la pyramide qui passent leur temps à nous chier dessus.
Les gonzes regardent en bas et voient que de la merde, je regarde en haut et vois que des trous du cul.
Si on remettait tous les pieds sur terre y aurait qu’eux pour se sentir tomber d’un niveau.
C’est pas nouveau et c’est pour ça que rien ne change, la diète est dure quand les autres mangent.
Alors il ne reste que la dérision, c’est la seule bonne décision et je la salue sans appréhension.
Après attention, ce n’est surement pas la solution, mais c’est la mienne et j’en perds pas une miette.
D’ici quelques misères je pourrais sans doute me remplir une assiette pour accompagner mon pastis.
Ensuite que se passe-t-il ? Un passe-partout pour une île ? Continue, mets de l’huile…