samedi 19 juin 2010

Le fait de pas nier

C’est la fête du panier, me voilà pris la main dans le sac… ça repart en rhum, l’ambiance est chaude mais on s’enrhume… Sandwich brochette avec la dose d’harissa, ça réveille ça, vive l’épicé, épicentre en fusion, intrusion fumante de solides et de liquides, j’aurais pas l’estomac aride, mais l’abus donne des rides et fait gonfler le bide comme le dude… Lebowskien dans l’âme et le corps, d’accord dans le zen, désaccord dans la raison, ce soir ça manque de raisin mais le punch pousse à l’oubli, dans la tête c’est le fourbi, la musique rend sourd, étourdie, et tout tourne, plus personne comprend ce que je dis, l’articulation d’un cul en relaxation, coliques verbales, quolibets mentaux, faudrait foutre mon cerveau dans un manteau, le réchauffer par un mentor, retrouver la confiance assassinée par les menteurs, alors je reprends un mojito plein de menthe, c’est la bonne heure, on se demande plus où se trouve le bonheur, on en a plein la bouche, plein la souche, je suis complètement plein quand je me couche, raide comme une mouche sous raid, c’est louche, d’être saoule m’aide… du moins jusqu’au lendemain, où on regarde dans le creux de sa main, et qu’y a plus rien, mal aux reins, plus d’air hautain, plus de fraicheur dans le teint, odeur de mort et de thym, je suis plus Hadock que Tintin, et enfin la réflexion s’éteint…

18/06/10