dimanche 27 juin 2010

Lascars, go !

« Allons-y les gars… Je veux Tony, Raph et Paulo avec moi. Bob et le Marrant vous restez ici en renforts et pour protéger le retour. Rico, Steph et la Plume vous prenez l’autre entrée. Personne ne rentre et personne ne sort, d’accord ?
- Ouais Gros ! tous en chœur,
- Bon, impeccable. C’est tout planifié. Z’avez qu’à me suivre et rester calme. Dans quatre minutes nous serons de retour et nous séparerons par les rues affectées à chacun. On se retrouve dans une heure au point A. Faites comme s’il ne s’était rien passé, agissez comme d’habitude. OK ?
- Ouais Gros ! tous en chœur. »
Le Gros tourne au coin de la rue suivi de ses deux comparses. Il passe devant un restaurant, un café et pénètre dans le troisième qui ne montre aucune affiche ni lumières à l’intérieur.
« Bonsoir messieurs. Pardonnez-moi de vous déranger mais si vous écoutez correctement ma voix et suivez ses consignes, il n’y en aura pas pour longtemps… » le Gros s’interrompt soudainement et regarde tout autour de lui. Tout est sombre et semble désert. Pas un bruit. Il avance de quelque pas à tâtons et trouve un mur qu’il commence à longer à la recherche d’un interrupteur.
Après avoir marché le long de ce mur qui parut sans fin, le Gros mis la main sur un petit bouton. Il pressa vivement ce dernier et une lumière brulante explosa du plafond, puissante, uniforme et partout elle remplissait l’immense pièce vide sauf pour ce qui était du pauvre loustic, paniqué et aveuglé.
Il se mit à courir le long de ce mur qui semblait sa seule attache au monde réel. Il couru, et couru encore pendant des minutes interminables, peut-être une heure, tout droit, dans le même décor immuable. Finalement il s’arrêta, épuisé, le souffle court. Il se reposa le dos contre le mur, face à l’immensité infini du sol et du plafond. Il s’endormi.
Il se réveilla difficilement bien plus tard. Totalement relaxé et désespéré face à cette blancheur sans fin. Il se mit à sourire, se leva… et commença à trotter perpendiculairement au mur… vers l’infini… il trottinait sereinement avec un sourire de plus en plus large…
Il disparu au loin, son éclat de rire résonnait jusqu’au mur… il rit encore aujourd’hui...

26/06/10