Il peut, n’ose
La douleur est avant tout mentale. Sous l’émission d’un signal envoyé par les capteurs sur et sous la peau, le cerveau génère la sensation de douleur. En visualisant cette douleur sur un potentiomètre selon le niveau de celle-ci, on parvient à voir l’aiguille de la douleur s’agiter et taper dans le rouge. Après un certain entrainement on peut facilement regarder cette aiguille pour voir à quel point le cerveau envoie l’information de douleur.
Cependant, le cerveau n’étant qu’un organe gérant les informations et envoyant des instructions d’actions selon ces informations, il est relativement aisé de rentrer dans son système et de le piéger, en quelque sorte.
Ainsi, lorsque l’aiguille commence à s’exciter un peu trop, il suffit de tendre la main et de repousser cette aiguille en arrière jusqu’à la bloquer dans la non souffrance. Le cerveau enverra donc l’information qu’il n’y a pas de douleur…
Malheureusement le cerveau est souvent dominé par les informations envoyées par la peau. On ne pourra donc pas visualiser son doigt redescendre l’aiguille… Impossible de se concentrer, la souffrance s’intensifie, la réflexion disparaît, il n’y a plus rien que le mal…
L’important est de pouvoir prendre du recul sur ces sensations. Comme chaque jour, une décision prise par rapport à tel évènement sera souvent plus judicieuse si elle est prise avec un certain recul. En gros pour bien vivre, il faut regarder sa vie. J’observe mon corps se mouvoir, interagir, subir, lutter, s’exprimer en conséquences… Notre corps est notre marionnette et il faut éviter le plus possible de monter à bord. Tout se passe tellement mieux de loin… Esthète de sa propre vie…
Lorsque le monde entier sera capable de s’éloigner de son corps et de réagir selon le meilleur choix pour tous, nous nous retrouverons tous ensemble dans un monde d’esprit commun. Un lieu qui nous appartient à tous et qui est capable de nous montrer les bonnes actions à entreprendre…
En attendant, je suis seul sur mon perchoir, et seule l’attente du temps qui s’écoule m’accompagne et me dicte de fermer les yeux… Le monde est tellement plus beau derrière des paupières…