Hey, dis manche
Et bien il l’a belle l’autre feignasse qu’a bosser six jours et qui s’est pris une pause le septième. Et notre magnifique société qui nous offre le droit de faire la même chose. Mon cul, oui. Parce que c’est pas moi qui ai le droit de me reposer en cette superbe journée ensoleillée. La semaine, on nous fait trimer comme des cons, on rentre à point d’heure. On picole pour avoir l’énergie de repartir le lendemain faire le même processus nihiliste et du coup on a pas le temps de faire autre chose. Et voilà que débarque le dimanche. Repos. Je t’en foutrais moi du repos. Esclavage personnel. Nettoyage de sol. Nettoyage de chiottes. Nettoyage de vaisselle. Et quand tu peux enfin respirer, le soleil se fout de ta gueule et part se pieuter. Alors, ça repart déjà. Une bouteille de rosé, un couscous. Une autre bouteille. Et on va crève tranquillement dans son lit en espérant avoir la force de se bouger le cul le lendemain. Le lendemain… Putain, déjà… Faudra plus de bouteilles cette semaine… Voilà au moins une certitude… Je m’endors réconforté… C’est toujours ça de gagné…