jeudi 17 juin 2010

Du tout au rien en un tour de reins

Attention à la tentation… Mouvements de rotation… Retour dans le tunnel, la lumière disparaît au loin, à ce qu’il paraît il fallait en prendre soin… Pas la peine d’en faire un foin, au fond c’est tout du pareil au même, myrtilles et salsepareille, amène ton sac pour le remplir… Les jambes se plient sous le poids écrasant de la légèreté d’esprit… Pris la main dans la poche, pas de reproches, mais la tension s’approche… Qui s’est mis à compter les secondes écoulées depuis qu’on l’a vraiment écouté ? Il fut un temps où l’on savait compter, mais des problèmes restaient irrésolus et insolvables, face à ce mur d’incompréhension il était difficile de toucher la réalité de plus près. Alors on continuait à réfléchir, prenant des détours, des retours et goutant l’impossible un peu plus chaque jour.
Et puis finalement, un arabe s’est pointé les mains vides mais remplies de solutions. Il dessina un cercle et donna sa valeur à tous ceux qui cherchaient sans jamais rien trouver. Ce cercle n’a aucune valeur. Il représente cette même valeur. Il est ce qui n’est pas. Sans début et sans fin. Voilà, je vous laisse sans rien et pourtant avec tout car j’ai faim.
A partir de ce simple cercle sans la moindre valeur le monde commença à se transformer. La solution à tous ces problèmes passait par ce cercle. Un O rayer qui a réveillé tout le monde. Ce qui avait paru incompréhensible, infaisable, inexplicable, presque magique, ne dépendait que d’un rien. Sans ce rien, il n’y avait rien. Avec lui, l’infini fut.
On pourrait y chercher une morale mais sa signification serait affolante, alors on oublie et on continue. Ce que l’on ne comprend pas aujourd’hui dépend peut-être de quelque chose qui vaut moins que rien ou plus que tout, mais il est si difficile de rajouter un élément inconnu dans ce que l’on ne parvient pas à comprendre avec nos valeurs actuelles que l’on s’obstine avec la même méthode idiote et bornée. A quand la prochaine révélation ? Où se cache le gars qui détient cet élément indispensable à la compréhension et que l’on refuse de voir ? On t’attend l’ami, prends ton temps, mais lorsque le moment sera venu, montre-toi et ouvre nous les yeux, j’en ai marre de ces œillères…

16/06/10