Bas là dans mots tôt
Le Verdon, un véritable don vert. Lac turquoise. Forêt d’émeraudes. Quelques touristes rodent. Les motards se saluent dans les courbes hypnotiques. Le soleil illumine ce paradis. Trois euros le pastis et j’ai pas un radis. Bandes de radins. Les villages merveilleux ressemblent de plus en plus à Disney Land mais sans attraction. Vivant l’été et endormi l’hiver. La nature dort sur son lit vert avant de brûler sous la canicule. Marche effrénée sur les rochers à s’en péter les clavicules. Un marché bio par-ci, trois cafés par-là. On roule au milieu d’un triste bitume qui se déroule. Premiers pas de la foule avant la folie d’Août. Profitons avant que ce lieu soit out. Ensuite on attendra en se saoulant. Le temps passera soit vite soit lentement. Le gardien du sablier s’amuse bêtement. Des humains ou des bêtes, ça perfore l’entendement. La différence se trouve dans les enterrements. Penser à ses morts avec entêtement. On boit la mémoire en tétant. Jamais assez même quand en a tant. Tu veux en ramasser sinon tu attends. Tu te retrouves essoufflé et haletant. Alors relaxe, t’as le temps. Et si c’est pas le cas, et bien tant pis. On ne regrette plus rien après le tapis. Ceux qui restent souffrent. Ceux qui partent se marrent. On ne revient plus au port dès qu’on lâche les amarres. Après on fait tous parti de la grande mare. Alors profitons du don vert…