Au bout low
« Arbeit macht frei »…
Alors celle-là elle est bien bonne. J’arrive à comprendre le sens du propos malheureusement on a totalement salopé le sens du mot travail. Aujourd’hui travail rime avec chômage, retraite, esclavage, escroquerie, désespoir et bonne poire.
Hier il voulait dire que l’être humain s’épanouit dans le travail. Le cerveau est sollicité et apprécie l’effort. Il se complait dans cet exercice et innove grâce à l’enseignement qu’il déduit du travail. Lorsque je décide de construire un mur dans ma maison je découvre tout d’abord les méthodes existantes. Je les comprends avec l’expérience, les assimile et progresse dans la fabrication du mur jusqu’à obtenir une œuvre de qualité ce qui n’ont seulement est utile, sinon je n’aurais pas eu envie ou besoin de faire ce mur, mais en plus ça apporte une satisfaction personnelle de réussite. Donc dans ce cas le travail rend libre.
A notre époque les objets deviennent de plus en plus clos et temporaires. La bouilloire ne marche plus on la jette et en achète une autre encore moins solide. On ne sait pas comment elle fonctionne, lorsqu’elle fonctionne, et donc le cerveau ne se sent aucunement sollicité lors de l’achat. La société nous rend de moins en moins libre et de plus en plus dépendant face à l’anodin.
Mais bon, faute de pouvoir changer en mieux, je bosse comme un con. Mon travail me donne au moins la liberté de pouvoir vivre dans un appartement et payer mes bouteilles d’alcool. Alors on continue, et on continue.
« Le travail me frit »…