mardi 25 mai 2010

Perdus perdure dans une paire d’yeux

Complètement perdus,
Tellement éperdu,
Depuis six ans que ça dure,
On croire tout comprendre,
Et puis en fait on s’égare,
On se déclare déçu,
Parce qu’ils n’ont pas tout répondu,
Aux questions de nos cerveaux fondus,
Réfléchir ? Non, vous avez confondu,
On garde ça pour notre boulot,
Dès le retour, toute la matière au repos, dodo,
Une masse tout juste bonne à être divertie,
Mais que ce soit simple je vous averti,
On est que des robots travestis,
Parfois j’ai plus de respect pour l’imprimante,
Que pour la DRH déprimante,
Plus de respect pour mon pc,
Que pour mes collègues dépecés,
Réduits à une seule fonction binaire,
Voilà donc la rançon du salaire ?
Mais ce n’est pas très grave au final,
La fin nous dit de laisser aller,
Et de continuer à avancer,
Il faut avant tout se pardonner à soi-même,
Et voir où tout cela nous mène,
L’important c’est d’éviter le surplace,
Pour ne pas se retrouver avec l’échec en surplus,
Car de toute façon on est tout perdu mais pas foutu,
Donc au mieux on peut connaître sa propre direction,
Mais personne ne sait ce qu’il y a au bout de nos questions,
La fin du labyrinthe n’apparaît que lorsqu’on la trouve,
Je sais ce qu’il y a derrière cette porte lorsque je l’ouvre,
Alors j’avance et je laisse aller…
Je me laisse aller…

24/05/10